mercredi 6 mai 2009

Les timbres de viande (livrets d'abattoir)


La taxe de circulation sur les viandes a été acquittée de 1952 à 1960 par l'apposition de timbres mobiles sur un livret d'abattage ou un livret d'importation.







Ci-dessous, nous pouvons voir une feuille de livret d'abattoir. Il est à la date du 4 juillet (très certainement 1960, voir plus bas).











Les timbres apposés sur ce livret datent de 1960 et concernaient toutes les viandes.











NB : les scans des feuilles ont été trouvés sur Delcampe, la feuille est encore en vente à ce jour.




Source : Catalogue des Timbres Fiscaux et Scoio-Postaux de France et Monaco

Timbre de contrôle du transport des viandes

Les timbres de contrôle du transport des viandes ont été émis parallèlement aux timbres de viandes destinés à taxer les abattages, de façon à en contrôler les transports et à éviter ainsi les abattages clandestins. Ils devaient être apposés sur les bordereaux de livraison. Les montants totaux en poids de ces figurines devaient correspondre pour chaque abattoir à ceux des livrets d'abattage.





Le timbre ci-dessous date de 1952.









Le timbre ci-dessous est un timbre de contrôle grand format qui date de 1961.










NB : les scans des timbres ont été trouvés sur Delcampe, les timbres à ce jour sont encore en vente.





Source : Catalogue des Timbres Fiscaux Locaux et Spéciaux, SFPF

mardi 5 mai 2009

Le type Alphée Dubois

Le type Alphée Dubois est un type de timbres émis spécialement en 1882 pour les colonies françaises.







L'Administration française a émis ces timbres pour qu'ils ne puissent pas être confondus avec ceux de la métropole (il est marqué Colonies en haut à droite) et les a dentelés pour répondre à la demande des usagers.



Le type Alphée Dubois (également appelé type Commerce) est un timbre où on peut voir une figurine allégorique représentant la France et assise de profil, à droite. La main droite s'appuie sur une ancre et la main gauche tient un drapeau tricolore et un rameau d'olivier. A ses pieds se trouvent des tonneaux et un ballot.






Ci-dessous, nous pouvons voir un timbre en usage en Guadeloupe.








Et ci-dessous, nous pouvons voir deux timbres surchargés pour St Pierre et Miquelon.







Cette émission de timbres (le type Alphée Dubois) est la dernière émission utilisée dans toutes les colonies. Le type Groupe la remplacera en 1892.





Alphée Dubois était un dessinateur de timbres et un graveur de timbres né en 1831 et mort en 1905.

Le comté de Salaj


Les timbres marqués Posta Salajului proviennent du comté de Salaj, en Transylvanie, Roumanie. Ils ont été émis en mars 1945.


Ce sont des timbres locaux, dont la faciale est en pengö, unité monétaire de Hongrie du 1er janvier 1927 au 31 juillet 1946.




Le comté de Salaj a intégré l'Empire austro-hongrois lors de sa création, en 1867. En 1919, il est rattaché à la Roumanie. En 1940, une partie de la Transylvanie est rendue à la Hongrie, et en 1944, elle elle est reconquise par les troupes soviétiques et roumaines, et redonnée à la Roumanie.

Entre novembre 1944 et mars 1945, la Commission de Contrôle des Alliés contrôlait ce territoire, et des timbres locaux ont vu le jour dans six comtés, dont celui de Salaj.





La première émission du comté de Salaj fut des surcharges sur des timbres hongrois :









Et en mars 1945, des timbres locaux ont fait leur apparition, pour une durée de vie très courte :






Timbre représentant le docteur Blade








Scans tirés du site Romaniastamps

lundi 4 mai 2009

Series of 1861 - Lettre de New York (USA) à Zürich (Suisse) - 1862


Trouvée sur Torsten Hornung...




.... une lettre postée de New York (USA) le 15 février 1862, affranchie avec trois timbres : un de 1 cent (1861, représentant B. Franklin), et deux de 10 cents (1861, représentant G. Washington). Ces timbres font partie de la série de 1861 - les timbres sans grille. Cette série a été introduite par le Département de Bureau de Poste en 1861 au début de la Guerre de Sécession (1861-1865). Les timbres d'avant 1861 ont été démonétisés en 1861 et seule la nouvelle série de timbres était donc valable, ceci pour éviter que les états sécessionnistes n'utilisent des anciens timbres sans les payer.






Cette lettre est partie de New York le 15 février 1862, affranchie jusqu'à destination, comme le montrent le cachet rouge 'New York 15 Feb - Paid' et le cachet rouge 'PD' (payé jusquà destination).



Elle est arrivée en Europe le 5 mars 1862 comme le montre un cachet français d'entrée maritime octogonal rouge 'Etats-Unis - Serv. Ang. Cal.' (Service Angleterre Calais).



Elle est passée par Bâle le 6 mars (cachet de transit suisse - Briefexpedition), puis est arrivée à Zürich le 7 mars au matin (Zürich Vormittag).



vendredi 1 mai 2009

Les boules de Moulins

Lors de la Guerre de 1870, Paris fait l'objet d'un siège par les Prussiens, et se retrouve coupé du monde. Les personnes voulant faire passer le courrier de Paris à la province, et vice-versa, sont obligées de faire appel à leur ingéniosité...

On a donc transporté, pendant le siège de Paris en 1870-71, le courrier par ballons montés, par pigeongrammes, grâce à des passeurs, par la valise diplomatique et par les boules de Moulins.





Une boule de Moulins est un cylindre en zinc de 20 cms de diamètre, hermétiquement clos, et pouvant contenir près de 700 lettres, enroulées et serrées le plus possible.




Photo tirée du site du Musée de la Poste





L'idée d'Emile Robert, l'inventeur du système, était de fabriquer des boules et de les faire descendre la Seine, grâce à des ailettes qui leur permettraient d'être emportées par le courant.

Comme les Prussiens surveillaient de près la Seine et y avaient tendu des filets, il fallait donc faire descendre les boules plus bas que les filets prussiens.


Les lettres devaient peser moins de 4 g et être affranchies avec des timbres d'une valeur de 1 frc.


Le courrier qui doit rentrer par Paris par ce moyen est centralisé à Moulins, dans l'Allier, et l'inventeur des boules, Emile Robert, fait des allers-retours incessants entre l'Allier et les bords de Seine, jusqu'à la fin du siège, le 1er février 1871.


Cinquante-cinq boules ont été immergées en tout, aucune n'est parvenue dans Paris avant la capitulation. Les causes sont multiples : la distance entre les lieux de largage et Paris, le froid et les intempéries perturbant le courant (cela se passe pendant l'hiver), la destruction des filets (le froid également) qui devaient remonter les boules, la vase, ainsi que le fait que les lettres passaient à côté des filets.


Aucune boule de Moulins n'a réussi à passer dans Paris pendant le siège. La première boule repêchée le sera en mars 1871, la dernière -pour l'instant- l'a été en 1982.




Philatéliquement parlant, les lettres repêchées dans les boules de Moulins sont très prisées des collectionneurs.




Voici une lettre envoyée le 2 janvier 1871 de Nantes, vers Paris. Elle a transité par Moulins.








Il manque 80 cts d'affranchissement à cette lettre. On peut voir sur le haut de la lettre des débuts d'oblitération (losange GC 2602), et en conclure que des timbres étaient apposés à cet endroit et ont été décollés par le temps.






Source : Livret de présentation Philexfrance 99

Entier postal de Tanger à Dresden - 1900


Trouvé sur le site de Lugdunum Philatélie...



... un entier postal, posté à Tanger, dans un bureau britannique, le 21 novembre 1900 en recommandé, accompagné de trois timbres de Gibraltar surchargés Morocco Agencies (alors en vigueur à Tanger).

Cette lettre a été oblitérée par trois cachets britanniques (de Tanger) de recommandé.










La lettre est arrivée dans un des bureaux de la vieille-ville, à Dresden, en Allemagne, le 26 novembre 1900 entre 14 et 15h. .