samedi 17 mai 2008

La lettre Chargée

Les lettres chargées recevaient une marque rouge Chargé qui signifiait que le courrier avait été inscrit sur un registre spécial. Ces lettres (ou objets) étaient initialement remis au destinataire au bureau de poste.

L'inscription Chargé remonte au XVIIè Siècle.




Ci-dessous, nous avons une lettre expédiée de Chambéry (Savoie) pour Paris le 29 juin 1891.


L'enveloppe contenait 300 francs et, pour cette raison, avait été déclarée.






La lettre a été affranchie à 85 centimes que l'on peut décomposer en :
- 25 cts pour la "recommandation"
- 30 cts pour l'assurance (10 cts par 100 F)
- 30 cts car la lettre devait peser plus de 15g et moins de 30g.



Sources : Dictionnaire Philatélique & Postal, Académie de Philatélie et Tables of French Postal Rates 1849 to date, D. Richardson

vendredi 16 mai 2008

Les Généralités

Les généralités étaient des circonscriptions administratives de la France d’Ancien Régime. Elles furent créées en 1542 avec l’Édit de Cognac. Il y eut jusqu’à trente-six généralités, les dernières ayant été créées en 1784. Leur rôle était d’abord fiscal. Placées sous l’autorité d’un « receveur général », les généralités étaient le cadre de la collecte des impôts directs et indirects : recettes du domaine, taille, aides et gabelle (édit de 1542). 16 recettes générales ou généralités furent créées par l’édit du 7 décembre 1542, sous François Ier.

En 1655, un édit (de Louis XIV) ordonna que « tous actes portant foi, obligation ou acquît ne seraient valables qu’autant qu’ils seraient écrits sur papier ou parchemin dont chaque feuille serait frappée d’une marque spéciale ». Il fallut attendre 1673 pour que les officiers de justice obtempèrent.

En 1674, un autre édit ordonna l’usage des papiers et parchemins timbrés, timbrés de manière différente non plus selon la nature des actes, mais selon la hauteur et la largeur du papier ou du parchemin employé.



Ci-dessous, nous pouvons voir un papier du 15 juillet 1759. Il porte le cachet de La Généralité de Soissons, avec le tarif payé pour l'enregistrer de 1 sol 3 deniers.







Sources : Wikipedia et Le Timbre Fiscal n°85.

Timbres US de rationnement


Le domaine des timbres fiscaux est large. L'APS Manual of Philatelic Judging définit que les timbres fiscaux sont "des reçus pour l'argent payé pour les taxes directes, les taxes indirectes, les permis et les permissions" (traduction de l'auteur de ce blog). Les vignettes ne sont pas considérées comme faisant partie de la philatélie, pourtant certaines peuvent avoir un rapport assez proche. Les USA sont entrés dans la Seconde Guerre Mondiale en décembre 1941. L'économie a souffert de la guerre et, à partir de 1942 ont été introduits des tickets de rationnement (bien que le Congrès ait autorisé le rationnement à partir de 1940).

Jusqu'en 1947, cinq livrets de rationnement ont été préparés, le cinquième n'a cependant jamais été émis.
Puisque ces timbres de rationnement étaient remis contre une somme d'argent, certains philatélistes les considèrent comme des timbres fiscaux. Ces tickets de rationnement ont donc été émis sous forme de livrets.





Le premier est apparu en avril 1942. 190 millions ont été distribués. Sur chaque livret était inscrit le nom, l'adresse, la taille, le poids, la couleur des cheveux et des yeux, l'âge et le sexe du titulaire du livret. Dans les deux pages intérieures figuraient 28 vignettes numérotées par ordre croissant.










Le deuxième a été émis en janvier 1943. Etaient indiqués le nom et l'adresse du titulaire du livret, et un numéro de livret était inscrit en rouge. Les vignettes étaient imprimées en couleur dans les huit pages intérieures.








Le troisième livret a été émis en octobre 1943, il contenait huit pages. Sur la face du livret étaient écrits le nom, l'adresse du titulaire ainsi qu'un numéro de série en rouge. Tout comme sur le livret 2, la quatrième de couverture (page de derrière) du livret 3 contenait des instructions sur comment utiliser le livret.










Le quatrième livret était semblable au livret 3, en taille comme en contenu. Il contenait huit pages de timbres de rationnement.








Source : The American Revenuer, Vol. 61, N°1

jeudi 15 mai 2008

Bureaux ambulants - période 1863-1876


Les services ambulants sont de véritables bureaux de poste installés dans des wagons spéciaux circulant sur les grandes lignes des réseaux de chemins de fer français.


Nous avons ci-dessous une lettre postée par l'entreprise Gabriel & Cie à Chaumont, en Haute-Marne (50) le 8 octobre 1875. La lettre a voyagé jusqu'à Paris, dans le train Belfort-Paris. Sur le timbre, nous pouvons voir le losange BELP qui indique un bureau ambulant (écriture bâtons).





Les deux lettres contenues dans le losange indiquent en général la première lettre de la ville où la lettre a été expédiée, et la première lettre de la ville où la lettre a été réceptionnée. Ici, nous avons quatre lettres : BEL pour Belfort, et P pour Paris.


Au dos de la lettre, nous pouvons voir deux cachets.





Le premier indique Belfort à Paris, c'est le cachet (de nuit, type I) du bureau ambulant. La lettre a donc voyagé de nuit.


Le deuxième indique Paris. La lettre a donc été reçue par son destinataire à Paris le 9 octobre 1875.




Source : J. Pothion, Bureaux ambulants 1865-1965


mardi 1 avril 2008

Toutes mes excuses

Plus de deux mois que mon ordinateur est en panne.... et avec lui, le scanner....

Je n'ai pas délaissé la philatélie, seulement un peu ce blog....
Des que la connexion avec le scanner sera réparée, et que je disposerai a nouveau d'un clavier français (celui-ci est un qwerty, difficile pour la lecture), je reposte.

A très bientôt.




[Edit 15.05.08 : L'ordinateur remarche, je vais donc reprendre progressivement ce blog]


mercredi 23 janvier 2008

Les Impôts français font des économies....

Voici une lettre du centre des impôts français adressée à un Français expatrié.



Cette lettre a été affranchie deux fois…. On pourrait croire que les impôts ont peur que leurs lettres n’arrivent pas. En fait, l’explication est beaucoup plus simple…


Le Centre des Impôts des Non-Résidents traite les impôts de personnes qui ne résident pas en France (CQFD !). Le Centre a donc envoyé sa lettre affranchie, en économique, du Port Payé pour la France (le cadre noir marqué Port Payé France), en fait il n’a rien payé, mais a remis cette lettre à Brokers Worldwide avec toutes les autres lettres qu’il a adressées aux USA.

La Poste a plusieurs partenaires pour traiter ses envois de masse à l’étranger, dont Brokers Worldwide pour les Etats-Unis. La Direction des Résidents à l’Etranger passe donc par Brokers Worldwide pour ses envois aux USA.

Une fois que la lettre est arrivée aux USA, elle a été ré-envoyée par Brokers Worldwide au destinataire, et a été affranchie (par EMA) du tarif en vigueur sur le territoire américain, soit 41 cents.


Les Impôts n’ont donc payé que 41 cents (soit 28 cents d’euro) pour envoyer cette lettre. (Il existe un coût supplémentaire pour utiliser les services de Brokers Worldwide.)

A comparer avec les 85 cents d’euro qu’il lui en aurait coûté pour expédier cette lettre directement de France aux USA….

jeudi 17 janvier 2008

Timbre de l'Entr'Aide Française

L’Entr’aide française a succédé à la Libération au Secours National pour faire face aux besoins d’assistance de la population française. L’un des moyens de financer son action a consisté à taxer la délivrance de chaque carte de rationnement de tabac.


Ci-dessous, nous avons une carte de tabac délivrée par le Ravitaillement Général de Cahors, au nom de Mme ou Mle Guary.




Au verso se trouvent marqués le numéro du débit (24), son propriétaire (M. Combarau) et le numéro d’inscription (366).




Source : Catalogue YT-SFPF

mercredi 16 janvier 2008

Entier fiscal

Un entier fiscal est un papier timbré. C’est une des deux formes sous lesquelles existe le timbre fiscal. L'autre est le timbre fiscal mobile.

Les émissions d’entiers fiscaux ont commencé à apparaître en France (après les Provinces Unies, en 1626 et l'Espagne en 1637), en application d'un édit de Louis XIV de mars 1655. Cet édit a du être complété par diverses déclarations royales de 1673 et par un arrêt du Conseil du Roi du 22 mai 1674. Son application, malgré l'obstruction systématique des parlements et deux insurrections provinciales en Aquitaine et en Bretagne, fut mise en oeuvre à partir de 1673 par les intendants de Finances de Colbert, dans chaque généralité.



Ci-dessous, nous avons un document de vente datant du 16 janvier 1895. Madame Belouard vend à son frère un pré en Haute-Marne. Le document fait trois pages, seule la première est scannée.




Nous pouvons distinguer deux timbres :


- Le timbre humide où il est écrit République Française. Ce timbre date du Second Empire, seule la légende a été modifiée par la suite.



En conséquence de la défaite, la loi du 23 août 1871 ajoute 2 décimes au principal des droits de timbre. Afin de permettre l’écoulement des anciennes formules, il y fut apposé un second timbre rond, en noir, portant à l’intérieur deux branches d’une couronne de feuilles de chêne, et au milieu l’inscription : 2 décimes en sus 1871.

La loi de 1871 est toujours en vigueur mais la légende du timbre noir a été remplacée en 1890 par les mots République Française.


- Le timbre sec représente l’Abondance et a pour légende : Enregistrement, timbre et domaines.





Sources : Site Internet de la SFPF, Le Timbre Fiscal n°85


dimanche 13 janvier 2008

Timbre fiscal D.A.

Par décret du 9 juillet 1925, les timbres fiscaux sectoriels sont remplacés par une série unifiée (voir ce post). A partir du 1er mars 1936, les timbres fiscaux de la série unifiée sont, pour certains, surchargés par deux lettres : D.A. Cette surcharge est destinée à identifier les distributeurs auxiliaires (marchands de tabac, etc). Ces distributeurs auxiliaires n'avaient pas le droit d'approvisionner les gros utilisateurs (comptables publics, officiers ministériels, etc) et cette surcharge permettait de contrôler le respect de cette règle.



Ci-dessous, nous pouvons voir une facture qui date du 12 février 1942.




M. Sarde doit à la plomberie-zinguerie Hugues Cardillo un montant de 118 francs pour une réparation de tuyau dans son jardin.
Le droit de timbre pour cette quittance privée a été acquittée avec deux timbres de 60 centimes chacun, surchargés de deux lettres D.A.




La surcharge D.A. a été supprimée par l'arrêté du 9 janvier 1943 à cause des difficultés d'approvisionnement, les timbres déjà émis avec cette surcharge ont été néanmoins utilisés jusqu'à épuisement.



Source : YT-SFPF

vendredi 11 janvier 2008

Timbres de Copies

Un exploit est un acte de procédure civile signifiée par un officier ministériel. Tout exploit est rédigé en original et en copies. L’original reste aux mains de la partie requérante pour faire fin de l’injonction qu’elle a fait adresser au défendeur. La copie, reproduction exacte et textuelle de l’original est remise au défendeur.

Les timbres de copies ont été créés par la loi du 29 décembre 1873 pour acquitter les droits de timbre afférents aux copies des exploits, notifications d’avoués et significations de tous jugements.

Les timbres mobiles des copies ne sont pas apposés sur les copies elles-mêmes mais sur l’original de l’exploit.



Ci-dessous nous avons un document provenant d’un notaire qui va procéder à une liquidation de biens entre deux époux séparés. L’huissier somme l’époux de se trouver à un endroit précis à une heure précise pour assister à la liquidation. Cette liquidation a été requise par l’épouse, l’original est donc aux mains de l’épouse (ici de son avoué) et la copie adressée à l’époux.

Ce document est constitué de trois types de timbres différents. Les timbres de copies sont les troisièmes, les deux premiers sont traités dans ce post.




Les timbres sont des timbres au type Médaillon de Tasset.



Sources : Catalogue YT-SFPF, Les Timbres - Copies, Fradois.

jeudi 10 janvier 2008

2008

Je vous souhaite à tous, en retard mais du fond du coeur, une très bonne année 2008.


Pour cette année qui commence, je n'ai pas prévu de grands changements pour ma philatélie ni de révolutions pour ce blog.


Pour ce qui concerne mes collections, ce que je souhaite est de continuer à m'amuser, c'est-à-dire non pas collectionner en fonction de la cote de telle ou telle pièce, mais en fonction de mes envies et de ce que j'ai envie d'apprendre. pour ça, personne n'arrivera à me faire changer ma manière de faire....


Pour ce qui concerne ce blog :
- une résolution : écrire un post aussi souvent que possible. Mais il faut avoir l'idée, le temps, et surtout la documentation et les pièces.
- un souhait : que ce blog devienne un peu plus interactif. Si vous avez envie de compléter un post, ou de commenter, ou n'importe quoi, n'hésitez pas !!! Je sais que ce blog est lu mais je connais très peu mes lecteurs...


Juste quelques remarques sur ces dernières semaines :
- je suis allée deux semaines en vacances, loin de chez moi et surtout loin des timbres. Ceci explique le long silence qu'a connu ce blog.
- je me suis aperçue que les scans de beaucoup de posts n'étaient plus accessibles. Je vais essayer de le corriger et, au pire, de re-télécharger les scans. Ca risque de prendre pas mal de temps. Merci de votre patience.
- et sinon, je vais me remettre au plus vite au travail : un post par jour serait le paradis....

samedi 15 décembre 2007

Les timbres au profit de la Croix Rouge

Le timbre Croix-Rouge est une émission française de bienfaisance, émis en fin d'année depuis 1952 par La Poste au profit de la Croix-Rouge française.


Les premiers timbres de France à surtaxe sont émis le 18 août 1914, une semaine après un décret du président de la République, pour aider à financer la Croix-Rouge pendant la Première Guerre mondiale. Ce décret autorise une surtaxe de 5 centimes au profit de la Croix-Rouge sur 600 000 timbres de 10 centimes au type Semeuse camée de 1907. Cette surtaxe est surchargée à l'encre rouge sur le timbre ainsi : « +5c ».


Pendant l'entre-deux-guerres et la Seconde Guerre mondiale, les postes françaises ont émis plusieurs timbres à surtaxe au profit d'œuvres d'entraide ou de soutien aux veuves et orphelins de guerre, mais aucun pour la Croix-Rouge.


En juin 1952, un décret du président du Conseil accorde à la Croix-Rouge française, en tant qu'auxiliaire des pouvoirs publics, l'exclusivité de la perception des surtaxes postales figurant sur les timbres Croix-Rouge de 1951, mais aussi de la série Personnages célèbres et de l'émission Journée du timbre.



A partir de 1952, chaque année, le timbre est émis en feuille et en carnet à la couverture décorée.

Les sujets illustrant cette émission de fin d'année ont été des œuvres d'art sculptées, des Vierge à l'enfant, des objets issus de l'artisanat régional (santons, soierie de Lyon, faïence de Quimper, etc.). De 1996 à 2001, des dessins plus proches du Noël non chrétien ont été utilisés représentant bonhommes de neige, jouets, Père Noël avant de revenir à des Vierge à l'enfant jusqu'en 2005.



Depuis 2006, les timbres du carnet reproduisent deux dessins d'enfants sélectionnés par un concours.


Le 14 janvier 2005, La Poste émet une Marianne des Français « Solidarité Asie », de grand format avec surtaxe de 0,20 €. La surtaxe finance une opération de traitement et de distribution d'eau potable à Lhokseumawe, en Indonésie, suite au tremblement de terre du 26 décembre 2004.




Source : Wikipedia


Timbres Amende

Ces timbres ont été émis à partir du 6 juillet 1966 et sont toujours en vigueur actuellement. Ils ont pour but de payer les amendes relatives aux infractions de circulation.

La figurine du timbre a été créée spécialement pour le type ‘Amendes’ et est appelée ‘République au trait’. A partir des années (19-) 90, les deux derniers chiffres de l’année d’émission du timbre apparaissent dans la tête de l’effigie ainsi que le numéro de codification du timbre.



Ci-dessous nous pouvons voir deux timbres. Le premier est de 230 F et date de l’année 2000. Il avait pour but de régler les amendes de 2ème classe.


Le deuxième timbre est de 75 F et date de 2001. Il avait pour but de régler les amendes de 1ère classe.


Source : Catalogue des timbres fiscaux et socio-postaux, Y-T, 2004.

jeudi 13 décembre 2007

Le type Machin – Royaume-Uni

Les timbres au type Machin sont des timbres-poste d'usage courant britannique à l'effigie de la reine Elizabeth II. Ils ont été dessinés par Arnold Machin et ont été émis à partir de 1967. Le type Machin est encore en usage de nos jours.

Sur ces timbres figurent seulement le buste de profil d’Elizabeth II et la valeur d’affranchissement du timbre. Rien d’autre, même pas la mention du pays émetteur. Le Royaume-Uni est le seul pays dont le nom n’apparaît pas sur les timbres (privilège octroyé par l’UPU).


Arnold Machin a sculpté un bas-relief en argile d’Elizabeth II et en a réalisé des moules. Les essais d'impression des timbres ont été effectués à partir de photographies du relief par Harrisons & Sons et des illustrations et mentions « Postage Revenue » prévues par Machin. La photographie représentera l'effigie de la souveraine : coupée au niveau du cou et portant une tiare. Puis Machin décide que l'effigie sera accompagnée de la seule valeur faciale sur un fond de couleur uni.



Le 5 juin 1967 sont émises les trois premières valeurs : 4 pence (4 d), 1 shilling (1’-) et 1 shilling 9 pence (1’9). Le 15 février 1967, le Royaume-Uni passe au système décimal. Le système penny/shilling/livre est remplacé par le système penny/livre, où 100 pence = 1 £. Les timbres d’usage courant sont réémis avec de nouvelles valeurs. Le penny est désormais abrégé en p.



Pour permettre à chacun des pays du Royaume-Uni de bénéficier de timbres propres, la série d'usage courant est émise avec un des symboles nationaux en illustration sous les noms commerciaux de Regionals, puis Countries. Ces timbres sont vendus dans le royaume concerné, mais sont valables dans tout le pays.


Voici le timbre pour le Pays de Galles, avec le dragon :


Puis le timbre pour l’Ecosse, avec le lion :


Puis enfin le timbre pour l’Irlande du Nord, avec la main rouge d’Ulster sur une étoile blanche, le tout surmonté d’une couronne :


Jersey, Guernesey et l’île de Man ont également utilisé les timbres du type Machin jusqu’à leur autonomie postale (respectivement 1961, 1961 et 1976).

Les timbres au type Machin sont nombreux (dans les 300). Ils ont été imprimés en héliogravure, en offset et même en taille douce. Différents imprimeurs ont été sollicités. Ils ont 40 ans, et seront certainement en vigueur jusqu’à la mort d’Elizabeth II, celle-ci ne souhaitant pas en changer.



Sources : Scott Stamp Monthly, July 2007.


lundi 10 décembre 2007

Les coupons-réponse internationaux

Un coupon-réponse est une formule postale ayant valeur d’échange contre un affranchissement à destination du pays d’origine auprès d’administrations postales étrangères. Il est destiné à payer aux correspondants résidant dans un pays étranger le port d’une lettre ordinaire jusqu’à 10gr expédiée par avion à destination de la zone pour laquelle la surtaxe aérienne est la plus élevée (zone 4 – Océanie).

Le coupon-réponse a été créé pour répondre à un besoin simple : payer d’avance, depuis son pays, l’affranchissement dans un pays étranger (pour payer les frais de port d’un correspondant, par exemple). En 1906, la Poste anglaise propose de créer un document postal officiel qui pourrait être vendu dans tous les bureaux de poste des pays membres de l’UPU (Union Postale Universelle). Le 1er octobre 1907, 63 Etats de l’UPU, signataires de l’accord, diffusent officiellement des coupons-réponse internationaux.


Lors de la vente du coupon-réponse, le bureau de poste vendeur devait apposer un cachet d’oblitération sur la partie gauche du coupon. Lors de l’échange du coupon-réponse contre un timbre-poste, le bureau de poste « échangeur » devait l’oblitérer sur la partie droite.



Il a existé, en cent ans, différents modèles :


- Roma : 1.10.1907 – 09.1925



- Stockholm : 01.10.1925 – 06.1930



- Londres : 01.07.1930 – 12.1964



- Vienne : 01.1966 – 12.1974



- Lausanne : 01.01.1975 – 2002


- Beijing I : 01.01.2002 – 2006


- Beijing II : 01.07.2006 – 31.12.2009



Il existe d’autres types de coupons-réponse mais qui n’ont eu cours, non pas internationalement, mais dans une zone limitée de pays (ex : Commonwealth, DOM-TOM-Andorre-Monaco, etc.).

Aujourd’hui, 121 Etats utilisent encore le coupon-réponse (sur 191 pays membres de l’UPU).



Sources : Cent ans de coupons-réponse 1907-2007, A. Hurtré, L’Echo de la Timbrologie, Novembre 2007.

samedi 8 décembre 2007

Les pneumatiques

La poste pneumatique est un système d'acheminement rapide du courrier dans des « curseurs » circulant dans des tubes pressurisés. Des systèmes de poste pneumatique ont été employés dans plusieurs grandes villes à partir de la deuxième moitié du XIXè Siècle (le premier étant à Londres en 1853) mais ont été largement abandonnés au XXè.

En 1866, un réseau de tubes pneumatiques fut construit à Paris. Au départ réservé au courrier officiel et administratif, il fut ouvert au public en 1879. Il fut étendu progressivement à l’ensemble des arrondissements de Paris puis de nouveaux bureaux furent créés en fonction des besoins. Le réseau pneumatique de Paris ferma le 30 mars 1984.


Voici deux documents.


Le premier est une carte pneumatique oblitérée en 1932.

La carte pneumatique est considérée comme un entier postal. En effet, le timbre était déjà apposé dessus. Sur le « timbre », on peut voir en bas le mot ‘Télégraphe’, ce qui est explicable par le fait qu’au départ, la correspondance pneumatique est un télégramme, d’où son rattachement au service télégraphique et non postal. Cette carte était valable pour circuler à Paris. Elle a été postée rue Taitbout au bureau n°22. Sur le cachet est écrit Paris 22 – R. Taitbout. Le bureau n°22 était un bureau télégraphique. Le destinataire est à l’hôpital militaire du Val de Grâce dans le 5ème. Le préposé a écrit 38 en grand et en bleu, ce qui indique que la carte est destinée au bureau n°38 qui était également un bureau télégraphique sis au 90 rue Claude Bernard.





Le deuxième document est une enveloppe où est écrit, à la main, ‘Pneumatique’. La lettre a été postée en 1929 du bureau 119, bureau télégraphique situé au 97 boulevard Richard Lenoir. Elle est à destination du 36 bis rue de Dunkerque, Paris 10ème. Le préposé aux postes a écrit le chiffre 26, en grand et en bleu, pour indiquer le bureau destinataire. Le bureau 26, également appelé bureau E, est un bureau télégraphique centre de forces situé à la gare de l’Est. La lettre est affranchie à 1F50, le tarif en vigueur alors.







Source : The Pneumatic Post of Paris – J.D. Hayhurst.


Pour en savoir -beaucoup- plus : Le réseau avant l’heure : la Poste pneumatique à Paris (1866-1984), A-L Cermak et E. Le Briand, Les cahiers pour l’histoire de la Poste (cahier n°6).

mercredi 5 décembre 2007

Les imprimés

Un imprimé est une correspondance qui est imprimée. Elle bénéficie d’un tarif postal réduit à condition de ne comporter aucune inscription manuscrite et de ne pas avoir de caractère personnel.


Nous avons ci-dessous un document qui provient du Greffe du Tribunal de Commerce de Paris et qui date du 6 juillet 1869.





L’en-tête est un avis pour la production des Titres. Il demande au négociant en vins Bellet de « déposer dans un délai de 20 jours [à compter du 6.7.1869] [ses] titres de créances avec un bordereau sur papier timbré indicatif des sommes [qu’il a] à réclamer » « en sa qualité de créancier de la faillite du Sr Desdames ». Tout ceci se trouve au verso de la lettre.



Dans le cachet, on peut voir quatre mentions :

- la date : 6 juillet 69

- la ville : Paris

- PP24 : PP indique que le port a été payé d’avance, 24 est un numéro interne à la Poste destiné à identifier l’employé

- Imprimés.



Cette lettre n’est pas affranchie par un timbre mais est munie néanmoins d’une oblitération. Le timbre à date oblitérant est rouge et indique que le port a été payé d’avance, le cachet est de type 2807 avec bloc dateur. La lettre a été bien reçue le 7 juillet 1869 au bureau de Bercy.





Plus tard, il n'existait plus de cachet oblitérant rouge mais, pour bénéficier du tarif imprimés, il fallait écrire la mention 'imprimés' sur l'enveloppe.



Voici une enveloppe postée le 20 mai 1950 à 18h15, rue Bleue à Paris, par J. Scheps à destination de New York (NY) aux Etats-Unis.




Le tarif, du 6 janvier 1949 au 30 juin 1957 était de 5 francs pour les imprimés de moins de 20 gr. Cette enveloppe a été affranchie de deux timbres de 2 F et 3 F, timbres de 1944.



Sources : Le Patrimoine du Timbre-Poste Français de J-F Brun, Paris – Oblitérations de Pothion, le site L’Etoile et Chiffres, Tables of French Postal Rates - D. Richardson.

mardi 4 décembre 2007

Timbre fiscal - Série unifiée

Le 9 juillet 1925, les timbres fiscaux sectoriels (sauf les timbres de dimension, de connaissements, d’impôt sur le revenu, de passeports, de rôles d’équipages et de spécialités pharmaceutiques) ont cessé d’exister et ont été remplacés par la « série fiscale unifiée ». Ces timbres fiscaux ont encore cours de nos jours.



Ci-dessous, nous pouvons voir une quittance de loyer qui date du 30 septembre 1935. Monsieur Crouzot, propriétaire d’un appartement au 2 rue St Jacques à Marseille, le loue à Monsieur Daher pendant six mois (30.09.1935 – 29.03-1936). La quittance est entre deux particuliers, et elle est taxée d’ 1 F 50.



Les timbres ci-dessus sont de 1 F et de 50 c. Ils ont été émis en 1935 et sont au type "médaillon de Daussy".

Avant 1925, les timbres auraient été des timbres de quittance. Dorénavant, ils sont ordinaires.




Source : Catalogue YT-SFPF de 2004.


lundi 3 décembre 2007

Timbre de Service

Un timbre de service est un timbre utilisé par des administrations ou des organismes (comme l’Unesco ou le Conseil de l’Europe par exemple).




Ci-dessous, nous pouvons voir une fiche de contrôle datant de 1946.




En 1946, la France sortait à peine de la guerre, et l’approvisionnement pouvait manquer. Pour éviter cette situation, un Service du Ravitaillement Général fut créé.


Les cartes d’alimentation, qui étaient déjà en vigueur durant la Seconde Guerre Mondiale, furent de nouveau en service. Pour éviter des fraudes, il fut décidé que chaque personne devait remplir une « fiche de contrôle » et la remettre à la mairie de son lieu de naissance, celle-ci devant alors lui donner en échange une carte d’alimentation. Si la personne n’habitait dans la ville où elle était née, il fut décidé qu’elle devait remettre sa fiche à la mairie de son domicile, à charge pour cette mairie d’envoyer la fiche de contrôle à la mairie du lieu de naissance.


Ces fiches de contrôle n’ont pas bénéficié de la franchise postale, mais il fut décidé de l’émission d’un timbre avec la mention « Ravitaillement général - Affranchissement en compte avec l’Administration des Postes » qui permit au Service du Ravitaillement Général de ne payer que les fiches de contrôle qui transitèrent réellement par la Poste.







Sources : le blog de Gabriel (article 29.10.05 - 15.21) et Dallay.

mercredi 21 novembre 2007