vendredi 18 juillet 2008

Les colonies du Portugal en Afrique Orientale : 1880 – 1918


Pendant la période de la Course à l’Afrique dans les années 1880, le Portugal a dû céder beaucoup du territoire qu’il revendiquait dans l’Afrique orientale à la compagnie britannique de l’Afrique du Sud de Cecil Rhodes et à la compagnie britannique de l’Afrique orientale. Mais la revendication du Portugal sur le Mozambique fut internationalement reconnue par la conférence de Berlin de 1885.

L’infrastructure du Mozambique fut développée avec l’aide britannique parce que l’Afrique centrale britannique / le Nyasaland et la Rhodésie du Nord dépendaient toutes les deux des chemins de fer et des routes reliant ces endroits avec les ports de Beira et le Mozambique.

La colonie du Mozambique n’était pas encore centralisée, la communication entre les différents avants-postes était difficile.




Du sud au nord, on trouvait :


- Lourenço Marques : 1895 – 1920






- Inhambane : 1895 - 1914






- Manica et Sofahla (administrées jusqu'en 1942 par la Compagnie du Mozambique)






La Companhia de Moçambique était une compagnie royale qui avait la concession des terres qui sont maintenant les provinces de Manica et de Sofala. Elle a été établie en février 1891. Elle avait son siège à Beira d’où elle contrôlait l’administration et la poste. Elle a également fondée une banque privée, la Banco da Beira, qui a émis sa propre monnaie.

La concession à la compagnie ne fut pas renouvelée en 1942 à cause d’une mauvaise performance générale de la compagnie et de l’augmentation de la mainmise du Portugal sur le territoire et du nouveau régime salazarien.



- Quelimane : 1914 - 1922




et Tete : 1913 - 1914




au départ séparées puis combinées ensemble sous le nom de Zambezia : 1894 - 1917





- Et enfin la Compagnie de Nyassa : 1891 - 1929



La Companhia do Niassa était une compagnie royale qui avait la concession des terres qui sont maintenant les provinces de Cabo Delgado et Niassa. En 1904, la compagnie a fondé Porto Amélia (maintenant connue sous le nomde Pemba). La ville devint le siège de la compagnie. Le 27 octobre 1929, la compagnie a redonné son territoire au gouvernement portugais.



En 1907, la capitale fut déplacée de Moçambique à Lourenço Marques (Maputo de nos jours) sur la baie de Delagoa. En 1912, le commerce d’esclaves fut interdit.

Après la Première Guerre Mondiale, la petite ville de Kionga à la frontière (en territoire allemand avant la guerre) fut incorporée dans le Mozambique.

En 1951 les colonies ont été réunies en une seule province sous le nom de Mozambique.


Source : World History at KMLA, Wikipedia


Discloser : certains timbres sont défraîchis, et pour certains autres, leur « véracité » est sujette à caution.


Ci-dessus :

Un timbre de Lourenço Marques de 1898, de Nyassa de 1898, de Zambezia de 1911 (tous représentant le roi Carlos – 1863-1908), un timbre de Quelimane de 1914, de Tete de 1914, de Moçambique (tous les trois représentant Cérès), et un timbre de Inhambane de 1914 (représentant un voilier avec le portrait du navigateur Vasco de Gama et du poète Luis de Camoes)


jeudi 17 juillet 2008

Carélie Orientale


La Carélie orientale, connue également sous les noms de Carélie de l'Est ou Carélie russe, est l'appellation désignant la partie de la Carélie qui reste depuis le traité de Stolbova en 1617 chrétienne orthodoxe sous autorité russe. Elle est séparée de la partie occidentale de la Carélie, nommée par contraste Carélie finlandaise ou historiquement Carélie suédoise (avant 1808).


La plus grande partie de la Carélie orientale fait aujourd'hui partie de la république de Carélie faisant elle-même partie de la fédération russe.


L'idée d'annexer la Carélie orientale à la Finlande (la « grande Finlande ») était très populaire dans la jeune Finlande (créée en 1918) nouvellement indépendante. Elle fut particulièrement portée dans le cœur des Finlandais durant la guerre de Continuation (conflit entre la Finlande et l’URSS de 1941 à 1944 terminé formellement en 1947), lors de laquelle elle paraissait possible avec le soutien des Allemands. Une grande partie de la Carélie orientale fut occupée par les armées finlandaises entre 1941 et 1944. Après la guerre de Continuation, les appels visant à l'annexion de la Carélie orientale disparurent pratiquement totalement.





Sur ce timbre de Finlande est représenté le baron Carl Gustaf Emil Mannerheim (né le 4 juin 1867 à Askainen - mort le 28 janvier 1951 à Lausanne, Suisse.) Il était maréchal de Finlande et homme politique.


Régent de Finlande en 1918, il était le commandant en chef des forces finlandaises à la fin du premier conflit mondial, poste qu'il occupe à nouveau durant la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il fut président de la Finlande entre 1944 et 1946.



Source : Wikipedia


jeudi 10 juillet 2008

Taxpaids

Les taxpaids sont une dénomination fourre-tout pour les timbres fiscaux fédéraux des Etats-Unis d'Amérique dont la valeur est, pour la plupart, mesurée en unités (1 pinte, 3/5 barrel, 10 cigarettes, etc) et pas en dollars. Ils ne sont pas listés pour l'instant dans le catalogue Scott Specialized.


A partir de 1917, il y avait des classes pour les cigarettes comme pour les cigares mais celles-ci dépendaient du poids par millier. Les cigares et les cigarettes importés avaient des taux de taxes différents. Avant 1897, les cigares pesant moins de 3 livres par 1000 étaient considérés comme des cigarettes et devaient avoir des timbres pour les cigarettes. Par l'Acte du 24 juillet 1897, ils ont été placés dans une catégorie différente et taxés à 1 dollar par 1000.




Ci-dessous, nous avons un paquet de cigarettes 'Old Judge cigarettes' avec un timbre fiscal apposé au bas du verso du paquet :






Le timbre est un timbre qui marque une taxe pour 10 cigarettes. La série est de 1883, l'acte (la loi) pour cette émission de timbres est du 3 mars 1883.

En rouge est écrit sur le timbre 'Manuf'r No, 40, Third District, N.Y. JUN 1,1890'.




Pour l'anecdote, c'est cette marque, "Old Judge Cigarettes" qui, la première, a développé les cartes de base-ball à collectionner -telles les cadeaux Bonux-, cartes qui sont toujours activement recherchées même si elles ne sont plus données dans chaque paquet de cigarettes.


Source : Springer's Handbook of North American Cinderella Stamps, 1985

lundi 9 juin 2008

L’origine des timbres fiscaux américains

Un timbre fiscal est un type de timbre utilisé pour collecter des taxes sur différents objets. Beaucoup de pays les ont utilisés pour des documents, du tabac, de l'alcool, des médicaments, des cartes à jouer, des permis de chasse, etc. Les timbres fiscaux ressemblent souvent à des timbres postaux, ils ne sont cependant pas utilisés pour affranchir du courrier et ne reçoivent donc pas d’oblitération.


Cependant, les timbres fiscaux peuvent avoir des signes d'oblitération. Ils contiennent :

- une mention manuscrite de la personne oblitérant le timbre (normalement avec la date),
- un tampon identifiant l'agent oblitérateur (avec la date également) ou par compostage;
- autrement ils peuvent simplement être attachés à un produit de telle manière qu'ils seront invalidés ou détruits lors de l'ouverture.


Les premiers timbres fiscaux de l’Amérique représentaient la taxation du Royaume-Uni envers ses colonies américaines. Ces empreintes en relief, généralement sans couleur, étaient utilisés sur les documents du Canada jusqu’aux Antilles, avec certaines en Floride, les seuls qui aient été utilisés dans ce qui sera plus tard les USA. Les colonies du Massachusetts et de New York (ce qui sera plus tard l’état de New York, pas seulement la ville), ont également utilisé des timbres fiscaux documentaires dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.


Au début de la guerre de Sécession, le président A. Lincoln mit en œuvre le programme de fiscaux le plus large que les USA aient jamais connu. La gamme de taxation était sans égale. Sur les documents de toutes les sortes ont dû être collés les timbres comme preuve que les taxes avaient bien été payées. Enormément d’articles de propriété ont également été taxés. Les timbres adhésifs ont été préparés et spécifiaient non seulement la dénomination mais également l’utilisation projetée. Quant la loi fut mise en application le 1er octobre 1862, le projet était de voir les timbres collés sur les documents et les articles propriétaires où figuraient sur le timbre le montant dû ainsi que son utilisation projetée.


Ce projet incroyablement lourd ne dura que très peu de temps et avant même la fin de l’année 1862, le fait de devoir assortir les timbres avec la dénomination de leur utilisation fut abandonnée. Le fait de payer le montant de la taxe suffisait. La division entre les timbres propriétaires (ceux dénommés Proprietary et Playing cards) et ceux de documents resta néanmoins. Les timbres Documentary pouvaient être utilisés sur n’importe quel document, les timbres Proprietary et Playing cards pouvaient l’être uniquement sur des articles de propriété. Le public en général a observé de manière plutôt satisfaisante cette distinction.



Sources : The Revenue Stamps of the United States, C. West


mercredi 4 juin 2008

De ce blog et de son auteur

Je me suis déjà un peu présentée il y a quelque temps ici et . Peu de choses ont changé depuis ces posts ;-)

Seul le blog s'est un peu modifié au cours des mois.... Tout d'abord, j'ai connu de gros problèmes d'ordinateur qui m'ont empêchée de publier en début d'année. Ensuite, comme chaque année, je suis partie en vacances, et forcément le rythme de publication s'en est ressenti... Mais tout ceci ne devrait pas m'empêcher de continuer ce blog, qui me permet d'apprendre et de partager mes connaissances et mes collections.



En ce qui concerne les sujets que je traite, les catégories se sont un petit peu développées et élargies.


Au début, je voulais parler pratiquement uniquement d'"un timbre, un pays", ce que je fais de temps à autre (moins en ce moment, mais ça devrait reprendre...). Pour cette collection, je dois identifier les pays émetteurs, les changements de régime sur le même territoire, les gouvernements fantoches, etc.


Puis est venue l'envie de faire partager mon grand intérêt pour les timbres fiscaux. Je me limite (sauf une ou deux exceptions) à présenter un document avec un timbre fiscal, à expliquer l'origine du timbre, son utilisation, et le document.


Ensuite, n'étant pas une philatéliste chevronnée, il m'a fallu constituer un petit bagage philatélique qui n'allait pas de soi au départ. Ce sont les catégories Histoire Postale et Marcophilie. En gros, j'essaie de présenter le B.A.-BA de la philatélie !


Enfin, je me suis découvert un intérêt pour tout ce qui touche aux oblitérations et aux cachets sur une enveloppe. Cela complète la catégorie Marcophilie.



Au départ, mes posts (exceptés ceux pour "un timbre, un pays") se limitaient à la philatélie française. Depuis quelque temps, ils se sont élargis à la philatélie américaine. Ceci est dû à des raisons personnelles ;-), ces mêmes raisons qui me font parfois angliciser un mot français ici où là.... Pour ces erreurs de construction de phrase ou de mot, je m'en excuse d'avance...



Si je ne connais -malheureusement- aucun auteur de blog philatélique personnellement, je les suis très régulièrement (si vous en connaissez d'autres qui ne sont pas sur ma liste de liens, je suis preneuse !). Et je tiens à féliciter Dominique dont le blog est très sympa à lire et qui s'est prêté à une interview sur TV Timbres que vous pouvez voir ici (remarque personnelle : il a l'air beaucoup moins à l'aise devant la caméra que G. Toulemonde ;-)) ). Comme quoi, la philatélie n'est pas enfermée dans sa tour d'ivoire, contrairement aux discours qu'on entend ici et là...

D'Internet viendra le salut de la philatélie ;-)

Enveloppe commémorative

Il existe quatre sortes d'enveloppes commémoratives :

- les enveloppes spéciales produites par la Poste avec des enveloppes et des marques postales spéciales.

- les marques postales spéciales : les enveloppes ont des oblitérations commémoratives.

- les cachets produits de manière privée pour des marques postales commémoratives : les enveloppes sont fabriquées par des particuliers lorsque la Poste n'en fabrique mais émet seulement un cachet commémoratif.

- les enveloppes privées produites pour un événement particulier. Ces enveloppes sont produites par des personnes pour un événement qu'ils jugent important. Ces enveloppes comportent des cachets d'une qualité variable, et ne comportent que des timbres émis régulièrement par la Poste (elle n'en émet pas spécialement).




Ci-dessous, nous pouvons voir une enveloppe commémorative émise pour les Championnats mondiaux d'orpaillage qui ont eu lieu à Coloma (Californie, USA). Ces Championnats fêtaient les 150 ans de la découverte de l'or à cet endroit (par J. Marshall dans la scierie de J. Sutter) qui engendra la ruée vers l'or.

C'est une enveloppe privée réalisée pour un événement particulier.






Les Championnats du monde d'orpaillage sont organisés tous les ans dans un pays différent. Celui-ci doit faire partie de l'organisation de ces Championnats et est représenté par son drapeau sur cette enveloppe.
(De haut en bas et de gauche à droite : Royaume-Uni, Luxembourg, Canada, Australie, Slovaquie, Italie, Autriche, Belgique, Allemagne, République Tchèque, Afrique du Sud, France, Finalande, Nouvelle-Zélande, Suède, Japon, Espagne, Etats-Unis, Suisse et Pologne.)



Comme vous pouvez le voir, cette enveloppe n'a d'autre but que commémoratif, il n'y a même pas la place d'y mettre le nom d'un destinataire !

jeudi 22 mai 2008

Djibouti - colonie française (1862 - 1977)


Le territoire d'Obock est, historiquement, le premier point d'ancrage de la colonisation française à Djibouti.


La France établit un protectorat dans le golfe de Tadjourah à Obock. Le 2 mars 1862 est signé Paris un traité d'alliance et d'amitié avec les chefs afars, représentés par Dini Ahmed Abou Baker. Ce traité entérine également la vente du terrain d'Obock pour la somme de 10 000 thalers (55 000 francs-or), et réserve des droits à la France sur les côtes du Ghoubbet el Kharab. La colonie française de Djibouti est née. Le site n'est réellement occupé qu'à partir de 1883, et un gouverneur est nommé en la personne de Léonce Lagarde, arrivé à Obock le 4 août 1884.





En 1894, Lagarde fait déplacer l'administration coloniale d'Obock vers la Ville de Djibouti, entités qu'il fusionne au sein de la Côte française des Somalis. Les timbres utilisés ensuite à Obock sont donc ceux de la Côte française des Somalis entre 1894 et 1967, comme à Djibouti.






Pendant la Seconde Guerre Mondiale, certains timbres sont imprimés à Londres, et portent la mention "Djibouti".







Ensuite, la Côte française des Somalis devient le Territoire français des Afars et des Issas pendant la colonisation française entre 1967 et l'indépendance en 1977. Ce nom prenait en compte les deux populations autochtones majoritaires du territoire : les Afars et les Issas.






Sources : Wikipedia et Dallay




Ci-dessus : un timbre d'Obock de 1894, un timbre de Djibouti de 1944, un timbre de la Côte Française des Somalis de 1947, un timbre aérien du Territoire Français des Afars et des Issas de 1971.