lundi 19 mai 2008

Andorre


L’Andorre, appelé Principauté d’Andorre dans les usages officiels est un micropays d’Europe du Sud situé dans les Pyrénées, entre l’Espagne et la France.


En 1278, un traité fut signé instaurant la souveraineté partagée de l’Andorre entre le comte de Foix et l’évêque d'Urgel, en Catalogne.


Les années passant, le titre fut transmis aux rois du royaume de Navarre puis au roi de France Henri IV de France. Un édit en 1607 établit le chef de l'État français et l’évêque d’Urgel comme co-princes de l’Andorre.




La première constitution de l’Andorre a été adoptée par référendum le 14 mars 1993. Cette adoption consacre de fait l'indépendance du pays et son entrée à l'Organisation des Nations Unies. Le régime de l’Andorre est la coprincipauté parlementaire, héritage lointain du paréage de 1278 entre l’évêché d’Urgel et le comte de Foix. D’après la constitution, « les coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le chef de l’État et en incarnent la plus haute représentation ». Ils sont l’évêque d’Urgel (La Seu d’Urgell – Catalogne, Espagne) et le président de la République française, « héritage » du comte de Foix (Ariège, France) et des successifs rois de France.


Ils délèguent leurs pouvoirs à deux viguiers : le viguier épiscopal et le viguier français.


Le Premier Ministre est issu du Conseil des Vallées composé de 28 membres élus par les 7 paroisses à raison de 4 conseillers par paroisse.


« Sauf dans les cas prévus par la Constitution, les Coprinces ne sont pas responsables. La responsabilité de leurs actes incombe aux Autorités de l’Andorre qui les contresignent. »



Le chef du gouvernement est depuis 2005 Albert Pintat Santolaria.



Depuis 1931, un usager andorran confie son courrier en le déposant dans la boîte aux lettres de l'administration postale de son choix. Si la lettre est adressée en Andorre, le service bénéficie de la franchise postale, mais le service est lent. Si elle est à destination de l'étranger, elle doit être affranchie avec les timbres-poste de l'administration correspondante.

Andorre n'est pas membre de l'Union Postale Universelle.


Avec l'ouverture de bureaux sur place en 1928 pour la poste espagnole et 1931 pour la poste française, des timbres spécialement créés pour le courrier de la principauté sont émis.



Sources : Wikipedia et Dallay




Ci-dessus : un timbre des bureaux français d'Andorre et un timbre des bureaux espagnols d'Andorre.

samedi 17 mai 2008

La lettre Chargée

Les lettres chargées recevaient une marque rouge Chargé qui signifiait que le courrier avait été inscrit sur un registre spécial. Ces lettres (ou objets) étaient initialement remis au destinataire au bureau de poste.

L'inscription Chargé remonte au XVIIè Siècle.




Ci-dessous, nous avons une lettre expédiée de Chambéry (Savoie) pour Paris le 29 juin 1891.


L'enveloppe contenait 300 francs et, pour cette raison, avait été déclarée.






La lettre a été affranchie à 85 centimes que l'on peut décomposer en :
- 25 cts pour la "recommandation"
- 30 cts pour l'assurance (10 cts par 100 F)
- 30 cts car la lettre devait peser plus de 15g et moins de 30g.



Sources : Dictionnaire Philatélique & Postal, Académie de Philatélie et Tables of French Postal Rates 1849 to date, D. Richardson

vendredi 16 mai 2008

Les Généralités

Les généralités étaient des circonscriptions administratives de la France d’Ancien Régime. Elles furent créées en 1542 avec l’Édit de Cognac. Il y eut jusqu’à trente-six généralités, les dernières ayant été créées en 1784. Leur rôle était d’abord fiscal. Placées sous l’autorité d’un « receveur général », les généralités étaient le cadre de la collecte des impôts directs et indirects : recettes du domaine, taille, aides et gabelle (édit de 1542). 16 recettes générales ou généralités furent créées par l’édit du 7 décembre 1542, sous François Ier.

En 1655, un édit (de Louis XIV) ordonna que « tous actes portant foi, obligation ou acquît ne seraient valables qu’autant qu’ils seraient écrits sur papier ou parchemin dont chaque feuille serait frappée d’une marque spéciale ». Il fallut attendre 1673 pour que les officiers de justice obtempèrent.

En 1674, un autre édit ordonna l’usage des papiers et parchemins timbrés, timbrés de manière différente non plus selon la nature des actes, mais selon la hauteur et la largeur du papier ou du parchemin employé.



Ci-dessous, nous pouvons voir un papier du 15 juillet 1759. Il porte le cachet de La Généralité de Soissons, avec le tarif payé pour l'enregistrer de 1 sol 3 deniers.







Sources : Wikipedia et Le Timbre Fiscal n°85.

Timbres US de rationnement


Le domaine des timbres fiscaux est large. L'APS Manual of Philatelic Judging définit que les timbres fiscaux sont "des reçus pour l'argent payé pour les taxes directes, les taxes indirectes, les permis et les permissions" (traduction de l'auteur de ce blog). Les vignettes ne sont pas considérées comme faisant partie de la philatélie, pourtant certaines peuvent avoir un rapport assez proche. Les USA sont entrés dans la Seconde Guerre Mondiale en décembre 1941. L'économie a souffert de la guerre et, à partir de 1942 ont été introduits des tickets de rationnement (bien que le Congrès ait autorisé le rationnement à partir de 1940).

Jusqu'en 1947, cinq livrets de rationnement ont été préparés, le cinquième n'a cependant jamais été émis.
Puisque ces timbres de rationnement étaient remis contre une somme d'argent, certains philatélistes les considèrent comme des timbres fiscaux. Ces tickets de rationnement ont donc été émis sous forme de livrets.





Le premier est apparu en avril 1942. 190 millions ont été distribués. Sur chaque livret était inscrit le nom, l'adresse, la taille, le poids, la couleur des cheveux et des yeux, l'âge et le sexe du titulaire du livret. Dans les deux pages intérieures figuraient 28 vignettes numérotées par ordre croissant.










Le deuxième a été émis en janvier 1943. Etaient indiqués le nom et l'adresse du titulaire du livret, et un numéro de livret était inscrit en rouge. Les vignettes étaient imprimées en couleur dans les huit pages intérieures.








Le troisième livret a été émis en octobre 1943, il contenait huit pages. Sur la face du livret étaient écrits le nom, l'adresse du titulaire ainsi qu'un numéro de série en rouge. Tout comme sur le livret 2, la quatrième de couverture (page de derrière) du livret 3 contenait des instructions sur comment utiliser le livret.










Le quatrième livret était semblable au livret 3, en taille comme en contenu. Il contenait huit pages de timbres de rationnement.








Source : The American Revenuer, Vol. 61, N°1

jeudi 15 mai 2008

Bureaux ambulants - période 1863-1876


Les services ambulants sont de véritables bureaux de poste installés dans des wagons spéciaux circulant sur les grandes lignes des réseaux de chemins de fer français.


Nous avons ci-dessous une lettre postée par l'entreprise Gabriel & Cie à Chaumont, en Haute-Marne (50) le 8 octobre 1875. La lettre a voyagé jusqu'à Paris, dans le train Belfort-Paris. Sur le timbre, nous pouvons voir le losange BELP qui indique un bureau ambulant (écriture bâtons).





Les deux lettres contenues dans le losange indiquent en général la première lettre de la ville où la lettre a été expédiée, et la première lettre de la ville où la lettre a été réceptionnée. Ici, nous avons quatre lettres : BEL pour Belfort, et P pour Paris.


Au dos de la lettre, nous pouvons voir deux cachets.





Le premier indique Belfort à Paris, c'est le cachet (de nuit, type I) du bureau ambulant. La lettre a donc voyagé de nuit.


Le deuxième indique Paris. La lettre a donc été reçue par son destinataire à Paris le 9 octobre 1875.




Source : J. Pothion, Bureaux ambulants 1865-1965


mardi 1 avril 2008

Toutes mes excuses

Plus de deux mois que mon ordinateur est en panne.... et avec lui, le scanner....

Je n'ai pas délaissé la philatélie, seulement un peu ce blog....
Des que la connexion avec le scanner sera réparée, et que je disposerai a nouveau d'un clavier français (celui-ci est un qwerty, difficile pour la lecture), je reposte.

A très bientôt.




[Edit 15.05.08 : L'ordinateur remarche, je vais donc reprendre progressivement ce blog]


mercredi 23 janvier 2008

Les Impôts français font des économies....

Voici une lettre du centre des impôts français adressée à un Français expatrié.



Cette lettre a été affranchie deux fois…. On pourrait croire que les impôts ont peur que leurs lettres n’arrivent pas. En fait, l’explication est beaucoup plus simple…


Le Centre des Impôts des Non-Résidents traite les impôts de personnes qui ne résident pas en France (CQFD !). Le Centre a donc envoyé sa lettre affranchie, en économique, du Port Payé pour la France (le cadre noir marqué Port Payé France), en fait il n’a rien payé, mais a remis cette lettre à Brokers Worldwide avec toutes les autres lettres qu’il a adressées aux USA.

La Poste a plusieurs partenaires pour traiter ses envois de masse à l’étranger, dont Brokers Worldwide pour les Etats-Unis. La Direction des Résidents à l’Etranger passe donc par Brokers Worldwide pour ses envois aux USA.

Une fois que la lettre est arrivée aux USA, elle a été ré-envoyée par Brokers Worldwide au destinataire, et a été affranchie (par EMA) du tarif en vigueur sur le territoire américain, soit 41 cents.


Les Impôts n’ont donc payé que 41 cents (soit 28 cents d’euro) pour envoyer cette lettre. (Il existe un coût supplémentaire pour utiliser les services de Brokers Worldwide.)

A comparer avec les 85 cents d’euro qu’il lui en aurait coûté pour expédier cette lettre directement de France aux USA….