vendredi 26 octobre 2007

Taxes Communales

Les timbres ont été mis par l’Atelier du Timbre, à partir du 1er janvier 1939, à la disposition des municipalités, pour faciliter la perception de certaines taxes administratives : légalisations, droits d’expédition des actes d’état civil, etc. .


Voici un extrait d’acte de naissance.

Le 4 juin 1902 est né Paul Meillard au Forgès (Corrèze). L’extrait de l’acte de naissance date du 4 octobre 1957 et le timbre apposé est de 65 francs (YT 16).





Le deuxième document est un extrait de mariage.

Le mariage entre les époux Gallois et Ramage a été célébré à Rennes (35) le 14 octobre 1949. L’extrait de l’acte date du 10 octobre 1957. Le timbre apposé est de 90 Francs (YT 17).






Source : Yvert et Tellier - SFPF

mercredi 24 octobre 2007

Les Emirats Arabes Unis

Les Émirats Arabes Unis sont une fédération de sept États du Moyen-Orient situés sur le golfe Persique et le golfe d'Oman. Leur population est de 4.041.000 habitants en 2005. Les E.A.U. sont un important producteur et exportateur de pétrole et sont membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. Les Émirats Arabes Unis se situent dans la péninsule arabique entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. Ils ont des frontières avec Oman et l'Arabie saoudite. Une enclave omanaise (Madha) se situe dans les montagnes à l'Est du pays.

La totalité du territoire est désertique ou semi-désertique.



Les sept émirats sont Abou Dhabi, Ajman, Sharjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn.




La formation des Émirats Arabes Unis en tant qu'État remonte à 1853 lorsque sont signés les accords entre les cheikhs locaux et le Royaume-Uni prévoyant l'arrêt des attaques pirates des navires britanniques : les États de la Trêve (Trucial States en anglais) sont nés. Peu à peu, la région passe sous contrôle britannique et en 1892, un nouveau traité érige les États de la Trêve en protectorat et les fait rentrer dans l'empire colonial britannique.


Le 2 décembre 1971, six émirats accèdent à l'indépendance sous la forme d'une fédération et prennent le nom d'Émirats Arabes Unis. Ils seront rejoints en 1972 par Ras el Khaïmah. Le pays connaît alors une importante période de développement économique, démographique, etc., et fait appel à une importante main d'œuvre immigrée venant principalement du sous-continent indien.


Depuis quelques années, sous l'impulsion des émirs, l'économie des Émirats Arabes Unis se tourne vers les nouvelles technologies mais surtout le tourisme, principalement de luxe.



Le Conseil Suprême est le plus haut organisme de l'État. Il est constitué des sept émirs. Ce conseil suprême élit pour cinq ans le président et le vice-président. Officieusement, la présidence est héréditaire au clan Al Nahyan d'Abou Dhabi et la vice-présidence au clan Al-Maktoum de Dubaï. Le président actuel de la Fédération est le cheikh Khalifa bin Zayid Al Nahyan. Il a succédé à son père le cheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan à la mort de ce dernier, le 2 novembre 2004. Le Conseil suprême élit également le Conseil des ministres.




Ci-dessus : cinq timbres des Etats de Ras Al Qaïma (représentant J.F. Kennedy), Dubaï (Jeux Olympiques de 1972 à Munich, image représentant le water-polo), Sharjah et dependencies (représentant Edison), Fujeira (représentant Châteaubriand) et Ajman (représentant J.F. Kennedy). Cinq timbres qui n'ont rien à voir avec la culture locale mais qui sont destinés aux collectionneurs. Leur émission date des années (19-) 60, début des années (19-) 70, au moment où ces Etats n'étaient pas encore officiellement unis en fédération des Emirats Arabes Unis.

mardi 23 octobre 2007

Stock Transfer Tax et Documentary stamps

Les timbres fiscaux servent à s’acquitter d’une taxe.

Jusqu'en 1965, les États-Unis ont prélevé un droit de timbre d'au plus 10 points de base sur l'émission et le transfert de titres et d'obligations. Des timbres devaient être apposés sur ces documents et représentaient les transactions financières.


Les Stock Transfer Tax stamps étaient utilisés pour payer des taxes sur le transfert de propriété d’actions d’une entreprise qui étaient réglé au sein d’une Bourse. Si le transfert n’avait pas lieu dans une Bourse, on utilisait alors des Documentary Tax stamps.




Voici un titre de propriété de la Grand Union Company. Il est écrit, au recto, que la Grand Union Company certifie que W.E. Hutton & Co. est le propriétaire de 100 actions de 5 $ chacune, en date du 9 mai 1963.



Au verso, à la date du 14 mai 1963, il est écrit que, dorénavant, le propriétaire de ces 100 actions est Broshaw & Co (c/o The Riggs National Bank, Trust Department, Washington 13, D.C.).



Le transfert est matérialisé par deux timbres de 4 $ chacun où sont écrits 'State of New York - Stock Transfer Tax'.







Et là, nous avons un 'Voting Trust Certificate' de la Lee Oil and Natural Gas Company qui certifie, au recto, en date du 16 mai 1952, que Cornelis De W. W. Lang est le titulaire de 900 actions de 25 cents chacune de l'entreprise.



Au verso, nous avons 3 timbres 'Documentary - United States Internal Revenue' de 5 cents chacun matérialisant la propriété de ces 600 actions.





lundi 22 octobre 2007

Republik Maluku Selatan (République des Moluques du Sud)

La République des Moluques du Sud est une république autoproclamée qui n’a jamais été reconnue. Lors de la décolonisation des Indes Néerlandaises, la république unitaire d’Indonésie fut proclamée le 15 août 1950. Le Dr Soumokil, un ministre de l’Etat d’Indonésie orientale (un des sept Etats de la RIS – République des Etats-Unis d’Indonésie) proclame la République des Moluques du Sud qui fait alors sécession fin avril 1950. En novembre, la rébellion est écrasée, le gouvernement des Moluques du Sud s’exile aux Pays-Bas.



Les timbres qui ont été émis sont d’origine privée et n’ont jamais eu cours. 130 environ ont été fabriqués entre 1950 et 1954, uniquement destinés aux collectionneurs.






Ci-dessus : deux timbres de la République des Moluques du Sud, l'un perforé, l'autre non perforé, avec le même dessin et de même valeur.

vendredi 19 octobre 2007

Allenstein


Olsztyn (allemand: Allenstein) est une ville de Pologne sur le Łyna (Alle), chef-lieu de la Voïvodie de Varmie-Mazurie, dont elle est également la plus grande ville. Entre 1975 et 1998, Olsztyn fut la capitale de la voïvodie d'Olsztyn. Située à peu près à mi-chemin entre Varsovie et Kaliningrad (Kœnigsberg), Olsztyn est un important centre économique et culturel du nord de la Pologne.

En 1440, Allenstein rejoint la confédération de Prusse. En 1463, elle est capturée par les Polonais, en 1655, par l’armée suédoise. En 1772, elle est annexée au Royaume de Prusse (lors des partitions de la Pologne) et en 1871, elle rejoint l’Empire d’Allemagne. En 1914, l’armée russe capture la ville, peu après le début de la Première Guerre Mondiale.

A la fin de la Première Guerre Mondiale et avec la défaite de l’Allemagne, Allenstein devient le sujet d’une dispute à la Conférence de Paix à Paris. Les Français et les Britanniques voulaient élargir le couloir de la Pologne qui leur donnait accès à la mer Baltique. Puisque les Polonais ne constituaient pas la majorité des habitants de ce territoire, les Allemands obtinrent qu’un vote soit organisé. Le Traité de Versailles a donc obligé à l’évacuation des troupes allemandes et des administrateurs du territoire jusqu’à ce qu’un plébiscite se tint. Pendant ce temps-là, Allenstein a été administrée par la Commission de Contrôle Inter-Alliée.



Le plébiscite est organisé le 11 juillet 1920 et le résultat a été, à 97,9 %, pour le rattachement à l’Allemagne. La Commission de Contrôle Inter-Alliée s’est alors retirée et a redonné le contrôle à l’Allemagne le 20 août 1920.



Ci-dessus : un timbre oblitéré d'Allemagne (Deutsches Reich), type Germania, surchargé Commission d'Administration et de Plébiscite - Olsztyn Allenstein / Traité de Versailles Art. 94 et 95 (la surcharge est intégralement marquée en français !)

jeudi 27 septembre 2007

Niuafo'ou (Tin Can Mail)

Niuafo’ou est une petite île dans l’archipel des Tonga. L'île est un volcan actif qui pousse en pente raide hors du fond océanique. Il n'y a aucun ancrage sûr pour les bateaux. En raison de sa géographie peu commune, Niuafo'ou a employé des moyens peu usuels de recevoir ses communications postales connues sous le nom de "tin can mail" (courrier de boîte en fer blanc).

Quand les commerçants de coprah (albumen séché de la noix de coco) ont installé des opérations sur l'île au début du XXè siècle, une méthode de communication est devenue nécessaire : les bateaux-vapeurs scellaient le courrier entrant pour l'île dans des bidons de biscuit de 40 livres, ces bidons étaient ensuite jetés par dessus bord aux nageurs indigènes. Les nageurs devaient nager un mille ou plus par grandes vagues en remorquant le courrier sortant qui avait été soigneusement soudé dans des bidons. Les nageurs et le bateau échangeaient les récipients de courrier et chacun reprenait son chemin. De cette méthode unique de distribution du courrier, l'île est devenue notoire en tant que Tin Can Mail Island (île du courrier de boîte en fer blanc) et les lettres portées ainsi s'appellent le tin can mail (courrier de boîte en fer blanc). Le courrier à la nage a duré jusqu'en 1931, année où un requin a tué un nageur. A ce moment-là, le mode de distribution de courrier a changé et il était alors apporté dans un canoë de tangon. Deux commerçants européens de coprah vivaient sur Niuafo'ou dans les années 20 et 30, et ils ont joué un rôle important dans le service de courrier de boîte en fer blanc.

Après une éruption violente pendant septembre 1946, les 1.330 habitants ont été évacués par la suite ont reclassé à l'île d'u.c.e., sud de Tongatabu. Après douze ans d'absence, plus de 200 anciens résidents sont retournés à Niuafo'ou et ont commencé à reconstruire leurs maisons et villages. En janvier 1962, l'île avait été repeuplée et les lignes de croisière de Matson ont ajouté de nouveau Niuafo'ou à leur itinéraire. En 1983, une piste d'atterrissage a été accomplie et, depuis lors, le courrier est transporté en avion.





Source : ce site Internet Tin Can Mail

mardi 25 septembre 2007

Napoléon III

Charles Louis-Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte (20 avril 1808 - 9 janvier 1873), est le premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 avec 74% des voix au suffrage universel masculin, ainsi que le troisième empereur des Français (1852-1870) sous le nom de Napoléon III. Il est donc à la fois le premier président de la France et son dernier monarque. Il est issu de la maison Bonaparte, c’est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine.

Le 4 juin 1848, il est élu (dans 4 départements) et siège à l'Assemblée en septembre. Il a la chance de ne pas être compromis dans la répression sanglante des ouvriers parisiens révoltés lors des journées insurrectionnelles des 22-26 juin. À la suite de la promulgation, le 4 novembre 1848, de la Constitution de la IIe République, il est candidat à l'élection présidentielle, la première au suffrage universel masculin en France. Il est élu pour quatre ans le 10 décembre 1848, avec près de 75 % des voix, issues notamment du parti de l'Ordre, profitant de la division des gauches et de la légende impériale, surtout depuis le retour des cendres de Napoléon Ier en 1840.


Il prête serment à l'Assemblée constituante le 20 décembre 1848 et s'installe le soir même à l'Élysée. Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, soit 47 ans jour pour jour après le sacre de Napoléon Ier et 46 ans après la bataille d'Austerlitz, un décret dissout illégalement l'Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel. Organisé aussitôt après le coup d'État, le plébiscite des 20 et 21 décembre 1851 sur les nouvelles institutions reçoit une très large majorité d'avis favorables.

En janvier 1852, une nouvelle constitution porte la durée du mandat du président à 10 ans. Le 7 novembre 1852, un sénatus-consulte rétablit le régime impérial. Il est approuvé par le peuple lors d'un plébiscite à une très large majorité, les 21 et 22 novembre 1852. Le 2 décembre 1852 débute le Second Empire, Louis-Napoléon Bonaparte devient Napoléon III.
Les 29 et 30 janvier 1853 : il épouse Eugénie de Montijo, comtesse de Teba, dont il aura un fils, Eugène, le 16 mars 1856.

En 1852, les timbres sont changés. En haut 'République Française' est marquée, avec le portrait de Louis-Napoléon Bonaparte (les timbres Présidence). En 1853, il y a toujours le portrait de L.-N. Bonaparte (désormais Napoléon III) avec écrit 'Empire Français' sur le haut.



Voici une lettre de 1862 affranchie avec le 20c. Ce timbre servait à affranchir les lettres pesant au maximum 7,5 grammes.





Voici un agrandissement du timbre, les chiffres 2628 étant le numéro du bureau d'où est partie la lettre, en l'occurence Raon l'Etape (82, Vosges).






En 1863, Napoléon III est représenté avec une couronne de lauriers sur les timbres. On parle alors de "Napoléon Lauré".


Le timbre ci-dessous est à 20c et affranchit les lettres jusqu'à 10 grammes.




Voici un agrandissement de ce timbre, affranchi avec une oblitération dite Etoile de Paris :