lundi 24 septembre 2007

Le type Blanc

Le type Blanc est une série d'usage courant de 1900. La République est représentée sous la forme d'une jeune femme ailée, portant la balance de la Justice ou de l'Egalité et le miroir de la Vérité. A ses pieds, deux angelots s'embrassant symbolisent la Fraternité.

Les timbres du type Blanc ont été émis le 4 décembre 1900. Ils portent les valeurs de 1c, 2c, 3c, 4c et 5c.



Voici une carte postale de Raon l'Etape (82, Vosges) envoyée avec un timbre de 5c, type Blanc.

Le 5c est destiné à l'affranchissement des journaux et imprimés, et il permet d'affranchir les cartes de visite expédiées sous enveloppe ouverte et les cartes postales de cinq mots au plus. Ce timbre (celui de 5c, les autres le seront bien plus tard) sera retiré de la vente en 1905 [edit : visiblement, il aurait été retiré quelques années après, en 1907].





Voici un agrandissement du timbre et de l'oblitération :





Source : Le Patrimoine du Timbre-Poste Français, J-F Brun

jeudi 20 septembre 2007

Les timbres perforés

Les entreprises utilisaient les timbres perforés dans le but d’éviter un détournement des timbres par leurs employés.

Le timbre perforé a été inventé dans les années 1860 en Angleterre. Cette invention arrive en France dans les années 1870. Plusieurs grandes entreprises ont commencé à perforer des timbres afin que ceux-ci ne soient pas utilisés par leurs employés pour leur courrier individuel. Cette pratique fut dans un premier temps interdite (arrêté du 20 décembre 1873). Si un courrier était revêtu d’un timbre perforé ou lacéré, la correspondance était alors considérée comme non affranchie, et taxée en conséquence.

Ce n’est que trois ans plus tard, le 15 novembre 1876, que le Ministère des Finances autorisera les entreprises à marquer leurs timbres par le procédé de la perforation. Cet arrêté ministériel fixait également le cahier des charges pour autoriser la perforation. Ainsi, celle-ci ne devait pas dépasser le tiers de la superficie du timbre, se situer en haut et ne pas toucher la valeur faciale.

Le timbre perforé perdurera jusque dans les années 1950. En effet, la loi du 6 décembre 1954 interdit la perforation des timbres. Les entreprises ont obtenu eu une dérogation pour écouler leur stock de perforés.

Il existe une association de collectionneurs qui regroupe les passionnés du perforé en France : l’ANCOPER ou Association Nationale des Collectionneurs de Timbres Perforés. Cette association, édite un catalogue des timbres perforés.


Voici une carte postale de Hambourg (Allemagne) à destination de Paris (France) affranchie avec un timbre de type Germania perforé des lettres J.H. (entreprise Joh. Heckermann).





Et voici une carte d'Assurances Sociales valable en Alsace-Moselle de la fin des années (19)20. La perforation est A.E., ce qui veut dire Assurances Employés (les titulaires de la carte travaillaient à la Caisse d'Assurances des Employés).





Voici un agrandissement d'un morceau de la carte :




mercredi 19 septembre 2007

Les oblitérations françaises sont dorénavant codées

Depuis le 10 septembre 2007 (et même un peu avant....), les oblitérations ont évolué en France. Dorénavant, la marque d'oblitération est composée de :
- Mention "La Poste"
- les 5 chiffres du code ROC (Référentiel des Organisations du Courrier)
- Date sous la forme "JJ MM AA"
- Mention "France3

Le nom de l'établissement postal ou de la localité ainsi que l'heure de dépôt disparaissent donc.



Voici donc, pour illustrer notre propos, une enveloppe postée en France (à Valenciennes Sud) à destination des USA et dont l'oblitération a été faite par Timbre à date manuel (la date est donc sous la forme JJ MM AAAA).





Comme le remarquent Claude Jamet et Dominique, c'en est fini du "cachet de la Poste faisant foi" si utile pour les jeux-concours et surtout pour sa déclaration d'impôts. En effet, la date maintenant indiquée est celle où La Poste commence à traiter le courrier, et non plus celle où elle le reçoit. Et, en effet, puisque la date écrite n'indiquera que le début du traitement de courrier par La Poste, il sera impossible de se plaindre contre les délais d'acheminement. Les statistiques indiqueront que les délais seront meilleurs qu'avant, alors que, simplement, la méthode pour les recenser aura changé (en faveur de La Poste, évidemment). Gageons que La Poste publiera ces bonnes statistiques aux Français en leur vantant les effets positifs de sa privatisation....

mercredi 12 septembre 2007

Le Maréchal Pétain sur timbres



!!! Ce post n'est pas l'apologie d'un régime ni d'une personne !!!



Ce post n'a pas non plus prétention à l'exhaustivité.


Henri Philippe Benoni Omer Joseph Pétain (1856-1951) est un militaire et un homme d’État français, fait maréchal de France en 1918. Il est né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour dans le Pas-de-Calais et est mort le 23 juillet 1951 à Port-Joinville durant son internement sur l’île d'Yeu en Vendée, où il est inhumé.

Comme chef militaire, le maréchal Pétain est généralement considéré comme le « vainqueur de Verdun » et comme le chef de l’armée qui jugula la crise du moral et des mutineries de 1917. Comme chef de l’État, son nom est associé à l’Armistice de juin 1940 retirant la France défaite de la guerre contre Hitler, et à son rôle de fondateur et de dirigeant suprême du régime de Vichy, qui a engagé la Révolution nationale et collaboré avec l’Allemagne nazie.


Le 17 mai 1940, Pétain est nommé vice-président du Conseil dans le gouvernement de Paul Reynaud.

Le 14 juin 1940, Paris est occupé par l’armée allemande. Le gouvernement, le président de la République et les Assemblées sont alors réfugiés à Bordeaux. Dès son arrivée au gouvernement et alors que la bataille de France est irrémédiablement perdue, Pétain se fait un des avocats les plus constants de l’armistice auprès du président du Conseil Paul Reynaud. Ainsi, il met plusieurs fois sa démission dans la balance et déclare qu’il n’est aucunement question pour lui de quitter la France pour poursuivre la lutte.

Le 16 juin 1940, Paul Reynaud présente la démission du gouvernement et suggère, suivi en cela par les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, de confier la présidence du Conseil au maréchal Pétain, choix aussitôt approuvé par le président de la République Albert Lebrun. Pétain est alors vu par beaucoup comme l’homme providentiel.

Le 17 juin 1940, suivant le conseil énoncé le 12 juin par le général Maxime Weygand, chef d’état-major des Armées, Pétain annonce son intention de demander l’armistice qui est signé le 22 juin 1940 à Rethondes, après avoir été approuvé par le Conseil des ministres et le président de la République.

Dès le 11 juillet 1940, par trois « actes constitutionnels », Pétain s’autoproclame chef de l’État français et s’arroge tous les pouvoirs.


Aux traditionnels attributs régaliens (droit de grâce, nominations et révocations des ministres et des hauts fonctionnaires), Pétain ajoute en effet des droits tout à fait inédits, même du temps de la monarchie absolue. Il peut ainsi rédiger et promulguer seul une nouvelle Constitution, il peut désigner son successeur, et en attendant, il « gouverne et légifère en conseil des ministres ». Les lois, adoptées de sa seule autorité, sont promulguées sur la formule : « Nous, maréchal de France, le Conseil des ministres entendu, décidons… » Par prudence, par contre, Pétain évite de s’attribuer le droit de déclarer la guerre seul : il doit pour cela consulter les éventuelles assemblées.



Jusqu’en avril 1942, Pétain reste par ailleurs à la fois chef de l’État et chef du gouvernement, ses dauphins désignés Pierre Laval puis François Darlan n’étant que vice-présidents du Conseil. Il gouverne de manière autoritaire.

Le Maréchal supprime précocement tous les contre-pouvoirs institutionnels à son autorité, et tout ce qui rappelle trop le régime républicain désormais honni. Le mot même de République disparaît. Les libertés publiques sont suspendues, tout comme les partis politiques, à l’exception de ceux des collaborationnistes parisiens, qui subsistent en zone nord.



Jouant le plus possible sur la réputation du « vainqueur de Verdun », le régime exploite le prestige du Maréchal et diffuse un culte de la personnalité omniprésent : les photos du Maréchal figurent dans les vitrines de tous les magasins, sur les murs des cités, dans toutes les administrations, ainsi qu’aux murs des classes dans tous les locaux scolaires et dans ceux des organisations de jeunesse.

Le visage du chef de l’État apparaît aussi sur les timbres et les pièces de monnaie, tandis que les bustes de Marianne sont retirés des mairies. La Saint Philippe, chaque 3 mai, est célébrée à l’instar d’une fête nationale. Un hymne à sa gloire, le célèbre Maréchal, nous voilà !, est interprété à chaque cérémonie parallèlement à la Marseillaise, et doit être appris à tous les enfants des écoles par les instituteurs.






Source : Wikipedia


Ci-dessus : Cinq timbres représentant le Maréchal Philippe Pétain.

Le premier timbre (Maréchal Pétain, type Piel) a été émis en mars 1941 et retiré de la circulation en août 1941. La surtaxe est destinée au Secours National. Ce timbre est une réimpression du 1 F rouge qui avait été vité épuisé.

Le deuxième timbre (Maréchal Pétain, type Prost) a été émis en octobre 1941 et retiré de la circulation en mars 1942. La série des Pétain faite par Prost est très critiquée, et Pétain lui-même ne l'aime pas.

Le troisième timbre (Maréchal Pétain, type Bersier) a été émis en octobre 1941 et démonétisé en novembre 1944. Cette série ne plaît également ni au public ni à Pétain lui-même.

Le quatrième timbre (Maréchal Pétain, type Lemagny-Gandon) a été émis en mars 1942 et démonétisé en novembre 1944. 4F correspond au tarif international.

Le cinquième timbre (Maréchal Pétain, type Mazelin) a été émis en juillet 1942 et démonétisé en novembre 1944.

mardi 11 septembre 2007

La Malaisie

La Malaisie (francisation du néologisme Malaysia) est un pays d'Asie du Sud-Est, constitué de la Malaisie péninsulaire ou Malaisie occidentale et de la Malaisie orientale (nord de Bornéo). Le pays est situé à environ 200 km au nord de l'équateur. La capitale du pays est Kuala Lumpur et sa superficie est égale à 329 750 km².

L'utilisation du nom de « Malaisie » pour désigner la péninsule malaise est en fait récente. Ce nom est la francisation de Malaya dans l'expression « British Malaya » sous laquelle les Anglais désignaient, à partir de la fin du XIXe siècle, les territoires qu'ils contrôlaient sur la péninsule.

Jusqu'en 1963, le nom de « Fédération de Malaisie » ne s'appliquait qu'à l'entité créée en 1946-48 par les Britanniques et devenue indépendante en 1957, l'« Union Malaise » (Malayan Union). Celle-ci regroupait, dans la péninsule malaise, les États malais, qui avaient auparavant le statut de protectorats, et les Strait Settlements, c'est-à-dire les colonies de Malacca, Penang et Singapour (en Malaisie de 1963 à 1965, date à laquelle l’indépendance est proclamée).


La Malaisie actuelle résulte de l'entrée en 1963 des territoires britanniques de Bornéo devenus indépendants, Sabah et Sarawak, dans la Fédération de Malaisie, elle-même devenue indépendante en 1957. C’est une fédération composée de treize États (negeri) et de trois districts fédéraux (wilayah persekutuan). Les États sont les onze de la péninsule malaise (dont les neuf sultanats) : Perlis, Kedah, Penang, Perak, Kelantan, Terengganu, Pahang, Selangor, Negeri Sembilan, Melaka, Johor, et les deux États de Sarawak et de Sabah sur l'île de Bornéo.

La religion dominante est l'islam d'obédience sunnite, observé par la grande majorité des Malais (le sunnisme est la religion d'état en Malaisie). La communauté chinoise pratique un mélange de bouddhisme, de taoïsme et de culte des ancêtres. Les Indiens sont, pour la plupart hindouistes. On trouve aussi quelques chrétiens et des animistes, principalement au Sarawak et au Sabah.

Source : Wikipedia

vendredi 7 septembre 2007

Sources pour ce blog

Je me suis aperçue que, pour certains articles, j'indiquais mes sources et que, pour d'autres, tout simplement... j'oubliais !



Voici donc mon erreur réparée....


Pour la collection 'Un timbre, Un pays' :

Je tire souvent mes informations de Wikipedia, tout au moins le canevas de ma présentation. Mais comme Wikipedia n'est qu'une auberge espagnole (on ne trouve que ce qu'on y a apporté), je vérifie systématiquement sur des sites Internet ou des livres consacrés exclusivement au pays en question.


Pour ce qui concerne les timbres fiscaux :

Les ouvrages et les articles de la SFPF sont mes premières références.


Pour ce qui concerne les timbres français :

Le Patrimoine du Timbre-Poste Français, sous la direction de J-F Brun, Ed. Flohic.
Les différents catalogues des éditions Dallay.
Les ouvrages de Jean et Vincent Pothion.


En général, les autres ouvrages dont je me suis inspiré ont été cités.

jeudi 6 septembre 2007

Les séries d'usage courant de 1945

1ère série définitive d'usage courant : Chaînes brisées et Cérès de Mazelin


Pour les très petites valeurs, l'Administration postale retient le type Ecu RF de Rivaud (les Chaînes Brisées). Les quatre timbres de cette série sont émis en février 1945 et retirés de la vente en 1946 pour le 40c et en 1947 pour les trois autres valeurs. Ces timbres célébrent la victoire de la France avec la représentation de la Croix de Lorraine et le fait que des chaînes soient brisées.



Les valeurs de la Cérès de Mazelin correspondent aux catégories inférieures de tarifs postaux. Les quatre timbres de cette série sont émis en février 1945 pour les trois premiers puis en juillet 1945 pour le dernier. Ils sont retirés de la vente dès 1946 pour l'un, en 1947 pour deux autres, puis en 1948 pour le dernier.




5 ème série provisoire d'usage courant : Marianne de Dulac

Première série à figurer Marianne, la Marianne de Londres a été dessinée et gravée par Edmond Dulac, un naturalisé britannique d’origine française. Le timbre représente le profil de Léa Rixens (l’épouse du peintre Emile Rixens) entouré de deux rameaux. En bas figurent la valeur faciale et « Postes ». En haut, la mention « RF » (pour République française) et une croix de Lorraine. Des non-émis existent portant la mention « R – France – F ». La série a été conçue à la demande du Général de Gaulle par le gouvernement britannique en 1942 et a servi en France libérée du 16 septembre 1944 pour le 1F50 rose et en 1945 pour les 19 autres valeurs. Tous les timbres de la série ont été retirés de la vente le 17 août 1946, sauf le 50 francs qui a été vendu jusqu’au 15 novembre 1947.





Marianne de Gandon

Pierre Gandon prend comme modèle sa femme et lui durcit les traits pour faire correspondre l'image aux circonstances du moment (la Seconde Guerre Mondiale). Les timbres sont émis le 15 février 1945 (pour le 1,50 F et le 4 f), le 26 février pour le 2 F. Les autres timbres de la série sont émis en avril et juin. Ils sont progressivement retirés de la vente, dès novembre 1945 pour le 1,50 F, puis en 1946 et 1947 pour les autres.