jeudi 6 septembre 2007

Les séries provisoires d'usage courant de 1944

La 1ère série provisoire : Marianne de Fernez et Coq d'Alger

A la fin de 1943, la Corse est le seul département français libéré mais, coupé de la métropole, les timbres viennent à manquer. Le 6 décembre 1943, le CLFN d'Alger trouve une solution provisoire en y introduisant des timbres d'Algérie.

Les timbres sont émis dès juillet 1944 en Corse et retirés le 12 mai 1945.
Il existe deux séries : le Coq d'Alger et la Marianne de Fernez.



La 2ème série provisoire : Arc de Triomphe

Le Maréchal Pétain a rompu les relations diplomatiques avec Washington le 8 novembre 1942, la France devient un territoire ennemi aux yeux des Etats-Unis qui mettent alors en place une administration militaire pour les territoires occupés : l’AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories, Gouvernement militaire allié des territoires occupés). Cette administration fait imprimer des timbres par le BEP (Bureau of Engraving and Printing, Washington, DC) pour la France. Ceux-ci représentent l’Arc de Triomphe, les mentions « France » et « Postes » (et pas Postes Françaises), la valeur faciale et la devise « Liberté, égalité, fraternité ».


Les premiers timbres circulent à partir de septembre 1944 en Normandie puis en Bretagne, ils ont été retirés de la circulation le 12 mai 1945.



La 3ème série provisoire : Mercure et Iris

Les timbres Mercure sont surchargés par RF (sur Postes Françaises) et émis le 27 novembre 1944. Ils sont retirés le 12 mai 1945.

Les timbres au type Iris sont émis par le Gouvernement Provisoire le 5 septembre 1944 qui veut affirmer sa capacité à émettre des timbres face aux émissions venant de l'étranger (Marianne de Fernez -Alger-, de Dulac -Londres-, l'Arc de Triomphe -Etats-Unis-), ils sont retirés de la vente le 12 mai 1945.



Ci-dessus : trois timbres Marianne d'Alger, Arc de Triomphe et Iris.

mercredi 5 septembre 2007

Les Marianne

Les timbres d'usage courant sont des timbres-poste imprimés en très grande quantité et qui servent à affranchir la plus grande partie du courrier. Ils sont opposés aux timbres commémoratifs (ou « beaux timbres »), dont les timbres d'usage courant se distinguent souvent par le graphisme. Le très grand tirage de ces derniers conduit souvent à des figurés allégoriques, officiels et manquant de variété puisque les destinataires voient toujours le même timbre.

En France, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est Marianne, une allégorie de la République qui illustre ces timbres, avec toutefois l'intermède de la Sabine de Gandon et de la Liberté de Gandon entre les années 1977 et 1989. À partir du président Valéry Giscard d'Estaing, la série d'usage courant est renouvelée environ une fois par mandat présidentiel.



De 1944 à 1945, Marianne de Fernez (ou Marianne d'Alger).

Cette série a été émise à partir de 1944 en Algérie française puis dans les territoires français libérés.


De 1944 à 1947, Marianne de Dulac (ou Marianne de Londres).

Cette série a été conçue à la demande du général De Gaulle par le gouvernement britannique en 1942. Elle servit en France libérée du 16 septembre 1944 pour le 1F50 rose et en 1945 pour les 19 autres valeurs.


De 1945 à 1955, Marianne de Gandon.


De 1955 à 1961, Marianne de Muller


De 1960 à 1965, Marianne de Decaris


De 1959 à 1961, Marianne à la nef


De 1961 à 1967, Marianne de Cocteau

De 1967 à 1971, Marianne de Cheffer


De 1971 à 1978, Marianne de Béquet


De 1989 à 1999, Marianne de Briat (ou Marianne du Bicentenaire)


De 1999 à 2005, Marianne de Luquet (ou Marianne du 14 juillet)




De 2005 à maintenant, Marianne de Lamouche (ou Marianne des Français)

Le dessin de cette Marianne a été choisi suite à un concours largement ouvert au public : 50 000 projets environ ont été reçus par La Poste. 100 ont été sélectionnés par plusieurs jurys et un vote public a désigné dix projets qui ont été exposés sur la façade du Palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale, pendant l'été 2004. Parmi ces derniers, le Président de la République (alors Jacques Chirac) a choisi l'œuvre de Thierry Lamouche.


Le dessin représente Marianne, allégorie de la République, vue comme issue d’une plante portant bonnet phrygien et cocarde. Elle hume l’air. Deux oiseaux dessinés sous forme de « V » volent dans le ciel.

vendredi 31 août 2007

São Tomé-et-Principe

São Tomé-et-Principe, ou Saint-Thomas-et-Prince en français, est un archipel de l'Atlantique Sud situé à 350 km des côtes du Gabon dans le golfe de Guinée. Il est composé de l'île de Saint-Thomas (São Tomé) et de l'île du Prince (Principe), distantes de 150 kms, et couvre une surface de 1 001 km². Sao Tomé-et-Principe est une ancienne colonie portugaise.

L’archipel est constitué de deux îles principales (appelées concelhos) d'origine volcanique, São Tomé (850 km²) et Principe (142 km²), ainsi que les petites îles ou îlots environnants de Cabras au nord, de Sete Pedras, de Santana et de Quixiba à l'est, de Rolas au sud, réputée pour ses voador, des poissons volants et Gobaldo et Coco à l'ouest. L’archipel est situé à quelque 350 km des côtes gabonaises et l'Équateur passe à 2 kilomètres de Ponta Lamaporco, la pointe sur de l'île de Sao Tomé, la séparant de l'île Rohas.

La capitale et principal port du pays est la ville de São Tomé (53 300 habitants). L'île principale ne compte qu'une douzaine de villages, principalement dans le nord de l'île.

Ce pays est le plus petit des pays d'Afrique. La population de l'archipel est estimée à 165 000 habitants, dont 88% de Noirs.



São Tomé-et-Principe était inhabité avant l’arrivée des Portugais, entre 1469 et 1471. Les îles ont été découvertes par les navigateurs portugais João de Santarem et Pedro Escobar.

Jusqu’en 1951, São Tomé-et-Principe était une colonie portugaise, date à laquelle elle accède au statut de province d’outre-mer portugaise. En 1975, l’indépendance de l’archipel est proclamée et Manuel Pinto da Costa devient président de la République. Il instaure alors un régime marxiste de parti unique et nationalise les plantations. En 1990, le multipartisme est restauré.

Depuis la Constitution, en août 1990, la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe est une république de type présidentiel pluraliste. Cette république a déjà vécu des alternances entre les deux principaux partis, le parti social-démocrate et le Parti de la convergence démocratique. L'Assemblée du peuple est composée de 55 députés élus pour quatre ans. Le président est élu pour cinq ans.




Ci-dessus : 5 timbres de S. Tomé e Principe. Remarquez les deux oblitérations parfaites (bien centrées et bien marquées) : ce sont des oblitérations de complaisance. Il est très improbable que ces timbres aient voyagé et l'unique but de ces timbres est de faire rentrer des devises grâce au marché philatélique.


Source : Wikipedia

mercredi 22 août 2007

La philatélie thématique

La philatélie thématique (baptisée à l’origine philatélie constructive) consiste à rassembler des timbres-poste et d'autres documents philatéliques et postaux s'ils ont un rapport avec un thème particulier, puis à les organiser pour une présentation publique ou une conservation dans un but encyclopédique.

En conséquence du développement de la philatélie thématique, principalement depuis les années (19)50, les administrations postales ont adapté leurs programmes philatéliques annuels pour y inclure des thèmes traditionnels (faune, flore, histoire, scoutisme, sport, aviation postale,...), susceptibles de leur attirer la clientèle des collectionneurs thématistes. Certains pays, souvent pour élargir leurs sources de devises, émettent plus de timbres que ne nécessitent leurs besoins postaux afin de fournir les marchands de timbres en thèmes recherchés.

Le collectionneur thématique choisit un sujet selon ses goûts, les disponibilités des timbres ou ses objectifs scientifiques. Il recueille alors les timbres qui illustrent ce thème directement ou indirectement (un animal ou un objet à l’arrière-plan d’une scène). Il peut ou non leur ajouter d'autres documents philatéliques : oblitération, flamme postale, enveloppe ou entier postal illustrés, carte-maximum, etc. Les timbres recueillis par les thématistes, sont généralement les figurines postales relatives à leur centre d'intérêt.

Mais ils peuvent aussi leur associer les timbres fiscaux relevant du même thème. Il existe aussi des thématistes exclusivement fiscalistes, mais alors que la thématique postale est basée avant tout sur l'image, la thématique fiscale est basée avant tout sur la fonction. Ainsi pourra t'on inclure dans le thème maritime les timbres de connaissements, ou dans le thème animalier, ceux de permis de chasse et de viandes, ou dans le thème cycliste, les timbres de vélocipèdes, etc., etc.


L'organisation d'une collection thématique a pour but un exposé philatélique et scientifique sur le thème choisi.





Prenons comme exemple la thématique John F. Kennedy :

J. F. Kennedy a fait l'objet de nombreuses émissions de timbres, particulièrement après son assassinat en 1963.


Bien entendu, cet exemple n'a pas pour objet de traiter exhaustivement du thème, mais juste de donner quelques pistes.




Ici, nous avons un timbre et deux documents philatéliques.


Le timbre est d'Umm al Qiwain, un émirat des Emirats Arabes Unis, et représente la sortie de la cathédrale du cercueil de JF Kennedy entouré de sa famille.


Ce timbre, même s'il représente une scène historique, n'a pas une grande valeur en compétition (exposition). En effet, l'émirat d'Umm al Qiwain émet énormément et régulièrement des timbres qui n'ont rien à voir avec son histoire, sa culture, sa faune, etc., et essaie surtout d'attirer les collectionneurs. Le même timbre, mais provenant des Etats-Unis, aurait une bien plus grande valeur.




Le thématiste ne se limite pas aux timbres, il recherche également les documents philatéliques, et bien entendu, les enveloppes.




Notre deuxième exemple, pour le thème de J.F. Kennedy, est une enveloppe. Cette enveloppe a été postée à bord du navire USS Joseph P. Kennedy, Jr le 4 novembre 1949. Ce destroyer était en mission dans les Caraïbes à ce moment-là.

Cette enveloppe peut faire partie d'une thématique sur J.F. Kennedy car le destroyer d'où elle est partie a été nommé du nom de son frère aîné, J.P. Kennedy, Jr, mort en 1944 au-dessus de la Manche.






Enfin, voici une autre enveloppe. Celle-ci est un Premier Jour. Elle représente Robert F. Kennedy, un autre frère de J.F. Kennedy, ancien Sénateur des USA, et ancien Ministre de la Justice. Elle a été émise à l'occasion de la sortie du timbre de 5 cents à son effigie.




Source : Wikipedia

Les timbres socio-postaux (d'Alsace-Moselle et d'Allemagne)

Le timbre socio-postal est une figurine servant à constater le règlement d'une contribution sociale par les salariés et employeurs. Cette contribution garantit au salarié une indemnité de maladie ou de retraite. Mais, comme pour l'employeur, elle n'implique aucune contrepartie, elle revêt à son égard un caractère parafiscal. Si bien que les timbres constatant de tels versements peuvent figurer dans une collection de fiscaux. Toutefois, comme ces timbres ont été imprimés et vendus par la poste, ils ont tout autant leur place dans une collection de timbres-poste.


C’est le 1er janvier 1891 qu’entra en vigueur dans tout l’Empire allemand, et donc en Alsace-Lorraine, un système d’assurances sociales original, qui servit par la suite de modèle aux autres régimes d’Europe occidentale. Ce régime avait été instauré, en application de la loi d’Empire du 19 juillet 1889, à l’initiative du Chancelier Bismarck

Ce système reposait en effet sur le versement hebdomadaire d’une cotisation, non seulement par les salariés concernés, mais aussi par leurs employeurs, au nouveau système d’assurances obligatoire. Ainsi ces salariés seraient-ils mis à l’abri en cas d’accident ou de maladie, et obtiendraient-ils une retraite décente lorsqu’ils auraient passé l’âge de travailler. Pour cela, les assurés et patrons allaient recevoir chaque année des cartes de 52 cases, dans chacune desquelles devrait être collé, à la fin de chaque semaine de travail, un timbre représentatif des cotisations dues. Ces cartes étaient distribuées dans les mairies ou les commissariats de police des grandes villes. Quant aux timbres, ils étaient vendus dans les bureaux de poste de tous les États allemands. D‘où leur désignation de timbres « socio-postaux ».

La distribution des cartes de cotisation commença en novembre 1890. Quant aux timbres, ils furent apposés sur les cartes, dès la 1ère semaine de janvier 1891.


Pour mettre en œuvre ce régime, l’Empire avait été divisé en 31 régions, dont toutes utilisèrent des timbres aux mêmes types et de même couleur, ne différant que par le nom de région. L’une de ces régions fut l’Alsace-Lorraine (« Elsass-Lothringen ») Ces 31 régions ne correspondirent pas aux territoires des anciens États allemands, sauf quelques exceptions, comme « Hesse-Nassau », « Baden », ou « Villes Hanséatiques ». Les territoires des grands États membres de l’Empire furent divisés, comme la Bavière, en plusieurs régions telles que « Nieder Bayern », etc., car Bismarck n’avait pas manqué une telle occasion de freiner le particularisme de ces États. Les salariés de l’Empire allemand devaient coller chaque semaine, dans l’une des 52 cases de leurs cartes, les timbres de la région où ils avaient accompli leur travail hebdomadaire. Si bien qu’en raison de leurs déplacements à la recherche d’un travail, les timbres de plusieurs régions pouvaient se retrouver sur la même carte.

Ces cartes devaient être restituées dûment timbrées à la mairie ou à la police en fin d’année, puis transmises à l’institut régional d’assurances sociales chargé de gérer les droits de chaque assuré. Comme il arriva que les timbres collés sur certaines cartes se soient décollés après leur dépôt, chaque région prit rapidement l’habitude de couvrir les cartes dès ce dépôt, d’une oblitération globale. Grâce à celle-ci, les cases non timbrées étaient marquées, lors du dépôt, de fractions de cette oblitération globale, ce qui permettait de les distinguer des cases d’où un timbre se serait détaché ultérieurement.




Voici une carte d'Alsace-Lorraine tamponnée à Bitschweiler. Sur cette carte sont apposés 52 timbres de classe III d'une semaine. Cette carte appartenait à l'assuré Joseph Bischoff (né le 7 février 1876 à Thann) et a été valable du 22 février 1904 au 25 février 1905.







Et voici une deuxième carte. Celle-ci a été valable pour la période du 3 octobre 1932 au 12 septembre 1934. La première date d'oblitération est du 30 octobre, mais il y a quatre timbres oblitérés à cette date-là.

Cette carte provient de Saxe (Sachsen) et appartenait à l'assurée Frieda Schlimmack née Känel, née le 2 août 1907 à Niederhassläu près de Zwickau.

Les timbres apposés sur la carte sont de classe III, IV ou V pour une ou deux semaines. On peut voir sur ces timbres l'aigle impérial (la croix gammée des nazis sera rajoutée quelques années après).






Source : Wikipedia (la page a elle-même repris l'ouvrage de Y-M Danan, Les Timbres Socio-Postaux d'Alsace-Lorraine, 1891-1945)

Les timbres de poste privée

De nos jours, le timbre qu’il soit fiscal ou postal, qu’il soit fixe ou mobile, revêt normalement un caractère public et non privé.

Pourtant il est, par exception, certains cas où le timbre-poste peut revêtir un caractère privé. Ceci arrive dans un de ces trois cas :
- lorsqu’un service postal privé précède l’action de la poste officielle.
- lorsqu’un service postal privé complète l’action de la poste officielle.
- lorsqu’un service postal privé est improvisé pour remplacer la poste officielle défaillante.



Ci-dessous, nous avons un timbre marqué « Privat – Briefverkehr – Metz – Expédition de lettres privées ».



Le monopole des postes n’a en effet jamais valu que pour les territoires desservis par la poste officielle. Or, jusqu’au début du XXe siècle, les administrations postales de certains États comme l’allemande et la russe, n’assuraient la desserte du courrier que de ville à ville. Aussi, pour prolonger l’action de ce service jusqu’aux domiciles des usagers, des services postaux privés se sont parfois constitués pour livrer ou ramasser les lettres à domicile.


Ce fut le cas dans l’Empire allemand, où de multiples postes locales privées ont vu le jour à partir de 1861, et pour la plupart ont émis des timbres et entiers postaux purement privés, comme les postes locales de Strasbourg, Colmar, Mulhouse et Metz. Toutes ces postes furent supprimées à compter du 31 mars 1900, en application d’un texte du 20 décembre 1899, et remplacées dans leur activité par la poste officielle.



Source : Wikipedia

mardi 21 août 2007

L'erinnophilie

L'erinnophilie est la collection des vignettes.

Le mot vignette sert à désigner les multiples petits carrés illustrés, de dimensions réduites (généralement dentelés et gommés au verso), qui visent à transmettre des idées de toute nature, ou / et à obtenir des contributions bénévoles. Les vignettes sont donc le plus souvent d'origine privée, comme par exemple les vignettes publicitaires ou partisanes.

Les vignettes sont à distinguer soigneusement des timbres, que ceux-ci soient fiscaux ou postaux, émis généralement par l'État ou certaines collectivités publiques pour recouvrer des taxes obligatoires ou des impôts. Les timbres sont presque toujours d'origine publique ou semi-publique (par exemple les timbres postaux et les timbres fiscaux), sauf exception (par exemple le timbre privé).



Les vignettes peuvent être sur de nombreux thèmes. En voici trois pour exemple.


La première vignette date de 1897. Elle a été émise pour faire de la publicité à l'exposition internationale sur les arts, les sciences et l'industrie qui s'est tenue du 10 mai au 8 novembre 1897 à Bruxelles (Belgique).



Cette vignette a été émise en 1899 au moment de la commémoration, à Anvers (Belgique) du 300ème anniversaire de la naissance de Antoon Van Dyck (né le 22 mars 1599 à Anvers - mort en 1641) et de l'exposition de ses oeuvres.




La troisième vignette (plutôt deux vignettes se tenant) date de 1919. Le fabricant appelait ces vignettes des « timbres de rayonnement ». Ces vignettes sont d'ordre patriotique et ont été commandées par des industriels français pour décrier les produits allemands et inciter à l'achat de produits français.